Lundi 6 février 2012 – Le droit criminel canadien exige que les personnes vivant avec le VIH dévoilent leur séropositivité avant un rapport sexuel qui implique un « risque important » de transmettre le virus. Toutefois, des personnes ont été accusées et déclarées coupables pour n’avoir pas dévoilé leur séropositivité, alors que l’activité en cause ne posait pas de risque important de transmission du VIH. Ce sont là des dénis de justice. De plus, cela alimente une situation marquée par l’anxiété, la peur, la stigmatisation et une désinformation, nuisant ainsi au counselling, à l’éducation et aux efforts de prévention.

Le 8 février, la Cour suprême du Canada entendra deux affaires phares sur cet enjeu important. Nous soussignés demandons respectueusement que la Cour saisisse cette occasion pour reconfirmer expressément qu’il ne doit pas y avoir de poursuites criminelles contre des personnes vivant avec le VIH lorsque l’activité en question ne comporte pas de risque important — notamment dans les cas où un condom est utilisé ou lorsque la personne séropositive suit un traitement efficace. Nous demandons à la Cour de baser sa décision sur les meilleures preuves scientifiques disponibles, et non sur la base de présomptions, de préjugés ou de craintes. Ces poursuites ne contribuent pas à mettre un terme à l’épidémie du VIH ; de plus, nous considérons que l’expansion excessive et radicale du recours au droit criminel est contre-productive et néfaste.

Nous invitons donc nos concitoyen-ne-s touché(e)s par le VIH/sida ou sensibles aux enjeux essentiels de santé publique et de justice, à se joindre au rassemblement de soutien qui aura lieu le mardi 7 février 2012 à 12h30 devant le Palais de Justice de Montréal au 1 rue Notre-Dame-Ouest. Des rassemblements similaires auront lieu à Toronto et Ottawa.

 

Signataires : COCQ-sidaStellaPolitiQ-queers solidairesRadical Queer SemaineWarning

Infos : CONTREcriminalisationVIH.blogspot.com