C’est un tableau sombre et révoltant que dépeignent les premiers résultats de l’enquête ANRS-Vespa2 sur le vécu des personnes séropositives en France. L’enquête révèle que les personnes séropositives au VIH ont un niveau d’activité très inférieur à la population générale, que le taux de chômage dans ce groupe y est bien plus élevé que dans le reste de la population, qu’un tiers des séropositifs n’arrivent pas à faire face à leurs besoins sans s’endetter et qu’une personne séropositive sur 5 rencontre chaque jour des difficultés à se nourrir. Aux difficultés économiques s’ajoute l’isolement affectif et social : 40% des personnes séropositives vivent seules et ce chiffre monte à 55% pour les homosexuels masculins.

Avec les traitements puissants dont nous disposons, l’infection à VIH est devenue une maladie chronique. L’espérance de vie est en très forte augmentation. Le risque de mortalité est maintenant similaire à celui de la population générale (http://goo.gl/s9LpS). Il n’y a presque plus personne en échec thérapeutique. Et pourtant, il y a ces indicateurs révélés par l’enquête Vespa qui font mal, qui décrivent une problématique sociale du rejet fort des séropositifs dans la société.

Ce rejet résulte d’années de peur diffusée par des messages alarmistes d’un autre âge. Si on veut sortir les séropositifs de la misère et de l’exclusion sociale le ministère des affaires sociales et de la santé doit lancer une vaste campagne d’information sur l’efficacité du traitement anti-VIH qui expliquerait ce que toute la communauté internationale scientifique sait : qu’une personne séropositive sous traitement efficace ne transmet plus le virus. C’est la seule façon de faire reculer les fausses croyances de transmission du virus par l’alimentation, la boisson, qui font que beaucoup ont peur d’embaucher ou de côtoyer des personnes séropositives.

Tout le reste n’est qu’hypocrisie !

Communiqué de presse – WARNING – 2 juillet 2013
Contact presse : (Paris) + 33 (0)6 63 09 50 50

Note : les résultats de l’enquête Vespa 2 sont diffusés dans le BEH, édité par l’InVS, n° 26-27 du 2 juillet 2013.

Commentaires

samedi 6 juillet 2013 à 19h40 – par  greg

Traitement ou pas si la charge virale est faible ou nulle il n’y a pas de contamination sexuelle possible.