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Warning, association de lutte contre le sida et de promotion de la santé LGTB, s’alarme sur les menaces de fermeture imminente du « 190 », le centre de santé sexuelle installé à Paris.

Le 190 est une structure pionnière et un modèle en France en tant que centre de santé sexuelle. Il remplit une fonction essentielle à Paris et en Ile-de-France et unique en France pour son approche globalisée de la santé des personnes LGBT qui, pour beaucoup, c’est de notoriété publique, souffrent de mauvais indicateurs de santé notamment du fait qu’elles hésitent à consulter par peur de l’homophobie et de jugements moraux quant à leur vie et leurs pratiques sexuelles. De nombreuses personnes LGBT, en particulier des personnes séropositives, ont pris l’habitude de venir se faire dépister et se faire soigner au 190 parce qu’elles savent qu’elles disposent d’un personnel formé, efficace et non-jugeant.

Warning constate que la mise en péril du 190 est due non seulement a des dossiers de subvention qui n’ont toujours pas été arbitrés mais est aussi une conséquence de la mainmise de la finance internationale sur l’immobilier parisien, puisque c’est la vente de l’immeuble dans lequel se trouvent ses locaux par un fonds de pension luxembourgeois qui met Le 190 à la rue. Il appartient à madame la maire de Paris, Anne Hidalgo, de trouver une solution en termes de locaux pour héberger Le 190.

Warning ne peut pas croire que la mairie ne puisse pas proposer rapidement une solution étant donné que Le 190 occupe une superficie relativement modeste, de la taille d’un dispensaire de santé. Anne Hidalgo s’était engagée lors de sa campagne électorale auprès des parisiens à mener une véritable lutte contre le sida et à changer la situation de Paris en matière d’immobilier ; il y a là l’occasion de passer aux actes.

« Alors que tant d’argent est gaspillé en pure perte dans des politiques non-ciblées de prévention du VIH/sida, les pouvoirs publics laisseraient disparaître Le 190 qui remplit une fonction vitale en matière de santé pour les LGBT ? Ce serait un scandale, vécu par les LGBT comme une trahison des engagements des hommes et des femmes politiques nationaux, régionaux et locaux en matière de santé », déclare le président de Warning, Olivier Jablonski.

La ministre de la santé, les maires des grandes agglomérations et les présidents de conseil régionaux doivent maintenant s’engager pour que se mette en place concrètement un réseau de centres de santé sexuelle. Et ceci commence par la survie du 190.