L’homéopathie est née il y a 200 ans et est utilisée par pratiquement 200 millions d’êtres humains. Son fondateur est le médecin allemand Samuel Hahnemann. Présente aux quatre coins du globe, l’homéopathie est une médecine douce. Elle est pratiquée aussi bien par des médecins que par des naturopathes ainsi que d’autres professionnels de la santé. Cet article aborde entre autres ce que c’est que véritablement l’homéopathie, ses principes, son mode de fonctionnement ou encore sa méthode. Nous vous procurons aussi quelques conseils homéopathiques pour finir.

L’homéopathie, qu’est-ce que c’est ?

Le terme « homéopathie » est formé à partir de deux mots grecs à savoir :

  • « homoios » qui veut dire : semblable ; et,
  • « pathos » qui signifie : maladie.

L’homéopathie est à l’opposé de l’allopathie. Puisque, cette dernière « traite les maladies par les contraires ». Là où l’homéopathie « traite les maladies par les semblables ».

En effet, l’homéopathie consiste à traiter une maladie par l’administration à très petites doses de médicaments produisant des symptômes similaires à ceux de la maladie en question.

Quels sont les principes de l’homéopathie ?

Les trois principes fondamentaux sur lesquels repose l’homéopathie sont :

  • le principe de similitude ;
  • la loi de l’individualisation ; et,
  • le principe de dilution infinitésimale.

Pilier de l’homéopathie, le principe de similitude prend sa source dans l’adage d’Hippocrate « Similia similibus curentur ». Cet adage institue que le semblable est guéri par le semblable. Clairement donc, une substance administrée à faible dose guérirait un individu malade présentant des symptômes déterminés. À condition que cette même substance provoque les symptômes similaires, lorsqu’elle est donnée à un individu sain.

La loi de l’individualisation précise que l’homéopathie traite l’individu et non la maladie. En effet, chaque individu étant unique en son genre, il réagit différemment au traitement homéopathique en fonction de ses caractères propres.

Quant au principe de la dilution infinitésimale, il se rapporte à la préparation de la solution. Le principe actif d’une substance toxique perd de sa force lorsqu’on dilue cette substance. Et Samuel Hahnemann a soutenu qu’il suffirait de secouer la solution à plusieurs reprises pour redonner au principe toute sa force. La solution se retrouverait ainsi dynamisée et reprendrait de ce fait ses propriétés curatives. Par ailleurs, comme c’est la dilution qui permet d’être certain de l’innocuité du médicament homéopathique, elle s’avère indispensable.

En quoi consiste la méthode homéopathique ?

Le fondateur de l’homéopathie et ses disciples pensent que le corps humain a la capacité de s’autoguérir. Et donc toute l’astuce réside donc dans le fait de trouver le bon moyen permettant la stimulation du processus d’autoguérison du corps. Il ne servirait, par ailleurs, à rien de s’attarder sur la connaissance de l’origine de la maladie.

L’homéopathie a ainsi pour visée le déclenchement du processus de guérison. Et pour y parvenir, l’homéopathe doit au moment de la consultation :

  • prendre des renseignements sur le sujet malade ;
  • s’informer sur les symptômes de la maladie et leur nature.

Notez qu’en homéopathie, les mêmes traitements pourraient ne pas convenir à deux individus souffrant pourtant de la même maladie. L’homéopathe doit tout le temps veiller à adapter le médicament aux caractéristiques spécifiques du symptôme présent.

Comment sont fabriqués les médicaments homéopathiques ?

La fabrication des médicaments homéopathiques se fait à partir de substances actives issues du règne animal, du règne végétal ou encore du règne minéral. En général, les substances actives une fois prélevées sont broyées dans un premier temps puis dans un second temps, mises à macérer dans un solvant. Ce solvant doit être à base d’alcool.

Par le procédé ainsi décrit, on obtient d’abord la teinture mère. Et c’est cette dernière qui sera en fin de compte utilisée pour les préparations homéopathiques. Elle nécessitera de nombreuses dilutions consécutives pour cela.

Quelles sont les formes de médicaments homéopathiques ?

Les médicaments homéopathiques se présentent sur plusieurs formes parmi lesquelles les plus couramment rencontrées sont :

  • les granules ;
  • les globules ;
  • les gouttes buvables ;
  • les poudres ;
  • les comprimés ; de même que,
  • quelques formes plus spécifiques telles que les crèmes, les gels, les ovules gynécologiques, ou encore les suppositoires.

Les granules s’obtiennent par imprégnation d’une base de saccharose et de lactose à la solution homéopathique. Elles se présentent sous la forme de minuscules perles. Et, en moyenne, il en faut une vingtaine avant d’avoir un gramme. En ce qui concerne les globules, ils s’obtiennent suivant un principe et des méthodes identiques à ceux des granules. Mais ils sont en fait encore plus petits que les granules jusqu’à dix fois moins gros.

Les gouttes buvables sont des solutions constituées à partir du mélange de plusieurs dilutions homéopathiques avec de l’eau et de l’alcool. Les poudres sont insolubles et se conçoivent par mélange à du lactose. Quant aux comprimés, ils s’obtiennent tout simplement en comprimant une poudre homéopathique.

L’homéopathie, est-ce que ça fonctionne vraiment ?

Jusqu’à présent, il n’existe encore aucune explication sur les mécanismes d’action de la méthode homéopathique. Cependant, plusieurs études scientifiques ont permis de révéler leur impact positif dans le traitement de certaines maladies. Même s’il est toujours difficile de conclure quant à leur véritable efficacité.

Bon nombre de détracteurs de l’homéopathie soutiennent quant à eux que : les effets des médicaments homéopathiques ne diffèrent en rien de ceux de l’effet placebo en raison précisément de la très forte dilution des solutions. Et ils en ont pour preuve que le nombre d’Avogadro établit ceci : dès l’instant où une préparation est diluée plus de 12 fois au centième, elle ne contient plus de substances actives.

Comment se fait la consultation homéopathique ?

En France, la consultation en homéopathie est médicale. En effet, les professionnels de la santé sont les seuls autorisés par la loi à prescrire des médicaments homéopathiques. La consultation se fait en deux temps que sont :

  • l’observation ; et,
  • l’interrogatoire.

Par l’observation, le médecin procède à l’étude minutieuse du sujet malade puis établit le profil homéopathique de ce dernier. C’est sur ce profil qu’il se basera pour effectuer ses prescriptions.

La seconde phase de la consultation consiste à interroger le malade avec précision. Grâce aux questions posées et aux réponses données, le professionnel de santé recueille des renseignements sur :

  • les troubles auxquels le patient est soumis ;
  • leur intensité ;
  • leur périodicité ;
  • le moment ou les moments auxquels ils surviennent ; mais aussi,
  • comment ces troubles se manifestent ;
  • etc.

Au cours de l’interrogatoire, le médecin doit également se renseigner sur :

  • l’histoire du sujet malade ;
  • les antécédents familiaux de celui-ci ; de même que,
  • son mode de vie.

Une fois toutes ces informations récoltées, le médecin sera alors en mesure de faire sa prescription tout en conseillant, si nécessaire, des examens complémentaires. La durée de la consultation varie bien sûr grandement. Mais, normalement, il faut compter au moins une demi-heure.

Comment soigner un rhume par la méthode homéopathique ?

Retenez que vous pouvez soigner votre rhume au moyen de remèdes homéopathiques.

Il existe de fait plusieurs solutions. Ainsi :

  • dans le cas précis d’un nez bouché et d’éternuements, le remède recommandé est Nux vomica 5CH ;
  • par contre quand le nez démange, utilisez Cina maritima 5 CH ;
  • l’écoulement nasal non accompagné d’irritation se soigne par Allium cepa 4CH ; et,
  • même le rhume des foins voit ses symptômes atténuer grâce à l‘homéopathie.

Comment perdre du poids grâce à l’homéopathie ?

Perdre du poids en se servant de médicaments homéopathiques est bien une réalité. En effet, ceux-ci possèdent un effet drainant, en plus d’agir sur la cause du surpoids.

  • Au cas où la cause du surpoids est un grignotage incessant, le médicament homéopathique qui convient le mieux est Ignatia Amara 7 CH ;
  • mais si le surpoids est provoqué par le fait que le patient a constamment faim et donc envie de manger, il faut plutôt employer Antimonium crudum 9 CH.

Comment se servir de l’homéopathie pour mieux dormir ?

Plusieurs études scientifiques sérieuses ont démontré que l’homéopathie a des effets positifs sur l’insomnie. Car, elle accroit la durée du sommeil, diminue le temps de latence et améliore la qualité du sommeil. Cependant, les effets de l’homéopathie sur le sommeil ne sont pas meilleurs qu’un effet placebo. Même si d’autres chercheurs ont réalisé une étude tendant à prouver le contraire.

Quelles sont les autres indications de l’homéopathie ?

Faites- recours à l’homéopathie pour :

  • soulager les enfants souffrant de diarrhée. En effet, l’homéopathie aurait un meilleur effet qu’un traitement placebo sur la diminution de la durée des diarrhées ;
  • calmer le symptôme de l’arthrose. L’effet analgésique de quelques préparations homéopathiques est ici mis en exergue ;
  • atténuer les douleurs dentaires faisant suite à une chirurgie. Après une ou des extractions dentaires, l’homéopathie est indiquée dans certains cas pour soulager les douleurs ;
  • réduire les symptômes du reflux gastro-œsophagien. Le traitement homéopathique permet de limiter les vomissements en cas de reflux gastro-œsophagiens ;
  • atténuer les effets secondaires se rapportant au traitement du cancer. L’homéopathie peut engendrer une baisse de l’inflammation buccale découlant de la chimiothérapie et une diminution de l’hyperpigmentation comme de la chaleur cutanée provoquée par la radiothérapie ;
  • réduire les symptômes de la fibromyalgie. À noter que quelques études montrent l’intérêt des traitements homéopathiques dans l’atténuation des symptômes de cette affection sans pour autant que cela fasse consensus ;
  • participer au rétablissement des fonctions intestinales à la suite d’une opération. Ainsi, l’homéopathie est plus indiquée que l’effet placebo pour diminuer le temps nécessaire pour que les contractions de l’intestin reviennent à la normale ;
  • diminuer le temps d’infection de la grippe. L’Oscillococcium, qui est un médicament homéopathique, réduit le temps d’infection grippale. Mais ce traitement n’est pas efficace pour prévenir la grippe ;
  • lutter contre les céphalées et les migraines. Ici aussi, un traitement homéopathique est bien plus efficace qu’un placebo. Et elle permet de diminuer le recours aux analgésiques ;
  • atténuer les symptômes de l’asthme chronique ;
  • réduire les symptômes de l’anxiété et de la dépression ;
  • calmer le syndrome prémenstruel ;
  • diminuer les symptômes de la ménopause ;
  • réduire les symptômes de l’eczéma ; ou encore,
  • lutter contre les symptômes des patients souffrant du VIH ;
  • etc.

Quels sont les effets secondaires et les contres indications de l’homéopathie ?

Ne prenez surtout pas à la légère les traitements homéopathiques. Et veillez à employer les médicaments exclusivement pour les situations auxquelles ils sont destinés.

Mais sachez aussi que les traitements homéopathiques ne sont que rarement toxiques. Parce que les concentrations demeurent infinitésimales, c’est-à-dire extrêmement diluées. Cependant, le risque même infime de voir les symptômes s’aggraver demeure chez un patient très sensible. Et dans ce cas, une solution sera trouvée en ajustant la prescription.

Normalement donc, l’homéopathie ne présente pas de toxicité. Encore moins d’effets secondaires. Mais souvenez-vous que les granules et les globules contiennent du saccharose et/ou du lactose. Or certains sujets pourraient être atteints d’une intolérance à l’une ou l’autre de ces substances. Par ailleurs, méfiez-vous des solutions homéopathiques buvables. En effet, la grande majorité renferme de l’alcool. Et l’alcool n’est indiqué ni pour les enfants ni pour les femmes enceintes. Les anciens buveurs sevrés doivent aussi se passer de telles préparations.

L’homéopathie est-elle utile dans le traitement des pathologies lourdes ?

Soyons clairs : l’homéopathie ne soigne pas à elle toute seule les affections graves telles que les cancers ; les maladies neurodégénératives (Parkinson ; Alzheimer…) ; les atteintes cardio-vasculaires ou encore le diabète. Mais elle joue à merveille un rôle de médecine complémentaire :

  • en aidant le patient à mieux tolérer les lourds traitements auxquels il doit faire face ;
  • en atténuant certains effets secondaires ; et,
  • en diminuant certains symptômes.

L’homéopathie agit également sur le plan psychique en luttant contre les angoisses, la colère ou encore la dépression. Les remèdes homéostatiques permettent ainsi l’amélioration de la qualité de vie du malade. Les solutions homéopathiques préconisées en cas de chimiothérapie sont par exemple :

  • Ipeca 5 CH et Nux vomica, pour traiter les vomissements, les nausées, le manque d’appétit et l’amaigrissement ;
  • Natrum muriaticum 5 CH et Silicea 30 DH, contre la fatigue ;
  • Formica rufa 12 DH, Sepia 9 CH et Colibacillinum 9 CH, pour lutter contre les infections urinaires ;
  • Urtica urens 5 CH et Apis mellifica, en cas de crises d’urticaire, de démangeaisons ou de rougeurs ;
  • Ruta 10 DH, Arnica 9 CH et Causticum 7 CH, pour combattre les raideurs de même que les douleurs articulaires et musculaires.

Face à l’insuffisance cardiaque, les médicaments homéopathiques qui marchent sont :

  • Apocynum cannabinum 10 DH, en cas d’arythmie et/ou de bradycardie ;
  • Digitalis purpurea 8 DH, pour réduire les troubles non majeurs du rythme cardiaque ; et,
  • Auru mettalicum 8 DH, pour combattre une dépression vasculaire.

Dans le cas particulier de la maladie de Parkinson :

  • Stannum metallicum 9 CH est indiqué dans le cas d’une extrême faiblesse du patient ;
  • Luesinum 9 CH est prescrit en cas de malformations osseuses, de paralysies, d’ulcérations, de sclérose précoce et de dystrophies ;
  • Mercurius solubilis 9 CH peut améliorer l’état des personnes âgées faisant des gestes tremblants et lents ;
  • Conium maculatum 9 CH permet la réduction des pertes d’équilibre.

Pour finir, voici quelques solutions homéopathiques pour vous qui souffrez du diabète :

  • Glycerinum 5 CH a un effet positif sur le métabolisme et combat la fatigue et l’amaigrissement ;
  • Syzygium 5 CH limite les douleurs provenant des dysfonctionnements pancréatiques ; et,
  • Momordica balsamima 5 CH lutte contre les douleurs.

 

L’homéopathie se base sur des principes simples mais précis afin de proposer à chaque sujet malade un traitement personnalisé. Ce traitement est normalement non toxique. Par ailleurs, il ne présente dans la quasi-totalité des cas aucun effet secondaire. Néanmoins, l’homéopathie n’est pas destinée à soigner toutes les maladies.

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