L’appareil urinaire est l’une des parties les plus sujettes aux infections. Ces infections peuvent affecter plusieurs organes du système urinaire et peuvent survenir à n’importe quel endroit. Lorsqu’elles sont négligées, les conséquences peuvent être désastreuses pour la santé. Dans cet article, on vous dit tout sur les causes et les symptômes de ces infections urinaires, mais aussi sur la façon de s’en débarrasser.

À propos des infections urinaires

On parle d’infections urinaires ou de cystite lorsqu’on détecte dans l’urine, la présence d’un germe pathogène.

Les femmes sont les plus touchées par les infections urinaires. En effet, l’urètre féminin est beaucoup plus court que l’urètre masculin. L’infection affecte le plus souvent la vessie et l’urètre. Mais selon la gravité du cas, les reins peuvent également être touchés. Cette infection peut facilement se diagnostiquer, car les symptômes ne trompent pas, l’autodiagnostic est donc tout à fait possible. De même, les symptômes d’une infection urinaire se manifestent sur un terme très court, puisqu’ils disparaissent sous quelques jours.

Plusieurs organes du système urinaire peuvent être touchés. Les infections urinaires peuvent se développer dans les voies urinaires basses ou dans les voies urinaires hautes.

Chez les hommes, les infections urinaires surviennent seulement dans 20 % des cas. Or, lorsqu’une femme contracte une infection urinaire et qu’elle la traite, il y a toujours de très fortes chances pour qu’elles récidivent. 50 % des femmes souffrent d’infection urinaire au moins une fois dans leur existence.

Qu’est-ce qui peut causer une infection urinaire ?

Les infections urinaires sont causées par la présence de plusieurs bactéries dans le système urinaire. En effet, ces bactéries proviennent de l’anus et sont transportées jusqu’au méat urinaire. Elles remontent ensuite pour envahir, selon la gravité du cas, la vessie, l’urètre et/ou les reins.

Chez les femmes, le transport de ces bactéries se fait très facilement et très rapidement, car leur urètre est court, ce dernier est également très rapproché de l’anus. Les hommes sont moins concernés, car leur urètre est plus long que celui des femmes. Souvent, chez les hommes, l’infection urinaire est causée par :

  • une prostate hypertrophiée ;
  • un rétrécissement apparent de l’urètre ;
  • un trouble au niveau des neurones ;
  • une malformation de l’appareil urinaire ;
  • les rapports sexuels non protégés.

Chez la femme, les facteurs qui favorisent la contraction d’une infection urinaire sont divers :

  • ne pas uriner après les rapports sexuels ;
  • effectuer un nettoyage de l’avant en arrière après les selles ;
  • être constipé ;
  • malformation de l’appareil urinaire (cas rares) ;
  • faire usage du diaphragme ;
  • les facteurs liés aux hormones (surtout lors des grossesses) ;
  • déséquilibre de la flore vaginale (dû aux douches vaginales) ;
  • le manque d’eau ;
  • une grossesse ;
  • un diabète.

Il faut savoir que l’urine constitue un milieu favorable au développement des germes, ainsi les infections urinaires peuvent se répéter. Par ailleurs, les différents types d’infections urinaires sont :

  • l’infection de l’urètre encore appelée urétrite ;
  • l’infection de la vessie encore appelée cystite ;
  • l’infection des reins encore appelée pyélonéphrite ;
  • l’infection du vagin encore appelée la vaginite.

Quels sont les symptômes d’une infection urinaire ?

Lorsqu’on a contracté une infection urinaire, on en reconnait tout de suite les symptômes ! Les symptômes les plus courants sont les crampes et les irritations vaginales. Le malade ressent également de la fièvre, de la fatigue et un inconfort physique. L’infection urinaire peut également provoquer :

  • des douleurs au niveau de la zone pelvienne ;
  • une envie fréquente d’uriner ;
  • des douleurs pendant la miction ;
  • des douleurs rectales ;
  • la présence du sang dans l’urine ;
  • une urine foncée, trouble et/ou malodorante
  • un sentiment de vessie pleine même lorsque celle-ci est vidée ;
  • des spasmes au niveau de la vessie ;
  • des signes grippaux ;
  • des frissons ;
  • des nausées ;
  • des vomissements.

Rappelons toutefois que les symptômes varient selon le type d’infection urinaire dont souffre le malade. Il peut s’agir d’une infection de la vessie, d’une infection de l’urètre, d’une infection rénale ou encore d’une infection de la prostate.

Comment diagnostiquer une infection urinaire ?

Lorsqu’on contracte une infection urinaire, l’autodiagnostic est possible par la reconnaissance des symptômes. Mais, il est néanmoins recommandé de consulter un médecin pour avoir un diagnostic certifié.

La consultation ayant pour but de diagnostiquer une infection urinaire, passe par une recherche de fièvre, un toucher rénal et rectal (chez l’homme) et un examen gynécologique (au niveau de la femme). Le médecin peut également faire recours à des examens plus approfondis afin d’obtenir des résultats mieux détaillés. Il est possible de faire le test de la bandelette (assuré à 98 %) ou encore le test Uristest (pour les femmes enceintes).

Comment traiter une infection urinaire ?

Pour traiter une infection urinaire, il faut déjà déterminer la cause, d’où l’importance du diagnostic du médecin. L’infection peut être causée par des bactéries, des virus ou des champignons.

Lorsqu’elles sont causées par des bactéries, les infections urinaires sont traitées avec des antibiotiques. Pour les cystites et les urétrites simples sans récidive, vous avez le choix entre :

  • un traitement antibiotique d’une durée de 3 jours (pénicilline, quinolone) ;
  • un traitement antiseptique d’une durée de 10 jours ;
  • un traitement qui consiste en une prise unique.

Lorsqu’il s’agit d’une pyélonéphrite ou d’une prostatite grave, le médecin prescrit habituellement des antibiotiques à prendre sur une période de 2 à 3 semaines. En effet, la thérapie à suivre doit être adaptée aux résultats obtenus après l’antibiogramme.

Les antibiotiques les plus fréquemment prescrits sont :

  • le fosfomycine trométhanol ;
  • le pivmécillinam ;
  • les fluoroquinolones ;
  • la nitrofurantoïne.

Lorsque des complications surviennent, le médecin décide d’hospitaliser le patient afin de pouvoir veiller sur son état. Dans ces cas-là, l’antibiotique est administré par voie veineuse avant que le malade puisse continuer le traitement avec la prise des comprimés.

Toutefois, lorsque le rein est touché de manière grave, une opération de drainage est nécessaire afin de préserver la vitalité de l’organe.

Le traitement des infections urinaires chez la femme enceinte

À partir du 4e mois de grossesse, le médecin est chargé de faire passer le test de bandelette à la femme enceinte, tous les mois. Dans le cas où le test serait positif, un ECBU (examen cytobactériologique) est exigé afin de connaître la véritable cause de l’infection. Le médecin prescrira alors des médicaments en tenant compte des résultats de l’antibiogramme. Après le traitement, il est recommandé de refaire un ECBU, juste pour un contrôle. Dans le cas où les symptômes persisteraient, il est important de vite retourner en consultation chez son médecin.

L’évolution des infections urinaires

Les infections urinaires peuvent devenir compliquées si on ne les traite pas à temps. Elles peuvent évoluer et se muer en une infection touchant le rein. Le rein peut être détruit. Il existe également un risque de scepticisme et plus grave encore, d’insuffisance rénale. Cette dernière est traitée par hémodialyse ou par greffe d’un autre rein.

La prostate peut également se retrouver affectée, dans ce cas-là on parle de prostatite. L’infection peut bloquer la vessie et s’étendre aux testicules. Chez les femmes enceintes, il y a un grand risque d’accouchement prématuré, car une infection urinaire négligée est dangereuse pour la mère et pour le fœtus.

Le traitement des infections urinaires récidives

La récidive est très fréquente dans les cas d’infections urinaires. Un ECBU est encore demandé. Mais le patient peut réaliser le test de bandelette tout seul en déclenchant ainsi son traitement à l’antibiotique en cas de la confirmation de la récidive.

Consulter son médecin de façon régulière est donc très important pour effectuer une réévaluation de la situation. En cas d’anomalie, il vous fera passer des examens supplémentaires. Le médecin peut même faire recours à une intervention chirurgicale s’il juge nécessaire.

Que faire pour éviter les infections urinaires ?

Pour éviter les infections urinaires, plusieurs règles d’hygiènes sont à respecter :

  • avoir une bonne hygiène ;
  • boire beaucoup d’eau afin que l’urètre et la vessie restent nettoyés ;
  • faire un nettoyage de l’avant vers l’arrière après la selle ;
  • avoir une hygiène intime très douce ;
  • ne pas se retenir d’uriner lorsqu’on en a envie ;
  • faire pipi après chaque rapport sexuel ;
  • intégrer les canneberges à votre alimentation ;
  • uriner autant de fois qu’on en a envie ;
  • changez fréquemment de serviettes hygiéniques pendant les menstrues ;
  • évitez les bas trop serrés ;
  • tailler régulièrement ses poils pubiens.

Comment éviter les récidives d’infections urinaires ?

Si vous souffrez d’une infection urinaire récidivante, cela voudra dire que toutes les bactéries n’ont pas été éliminées ou alors que ces bactéries résistent à l’antibiotique.

Les récidives d’infections urinaires peuvent être soit une rechute soit une réinfection. Dans le premier cas, le médecin vous prescrira alors un traitement sur une durée plus longue. Dans le second cas, il faudra chercher la cause et donner un traitement adéquat.

Les récidives d’infection urinaires sont très fréquentes. Pour les éviter, il faut :

  • bannir l’automédication: il est important d’aller voir son médecin en cas de récidives. Il n’est pas question d’utiliser les prescriptions obtenues pour le traitement de votre infection urinaire. Il est toujours mieux de consulter ;
  • suivez les traitements en couple: vous prenez ainsi vos précautions. Il n’est pas très courant qu’une récidive soit causée par une bactérie d’origine sexuelle. Mais il vaut toujours prévenir que guérir ;
  • l’hygiène intime: pas de douche vaginale ! Si vous êtes une adepte des douches vaginales, sachez que vous détruisez votre flore vaginale, exposant ainsi votre appareil génital à toute sorte d’infections, pas seulement urinaires. Pendant les règles, changez de tampons fréquemment pour empêcher la prolifération des bactéries ;
  • régime équilibré : un régime équilibré vous permet de lutter contre la constipation ! de l’activité physique et un horaire régulier pour prendre vos repas ; voilà ce qu’il vous faut ;
  • boire de l’eau : buvez beaucoup d’eau afin que votre vessie et votre urètre soient nettoyés ;
  • optez pour les bons sous-vêtements: les sous-vêtements en coton sont les meilleurs pour la santé vaginale.

Autres méthodes naturelles pour lutter contre les récidives d’infections urinaires

Outre les méthodes sus-citées, d’autres méthodes naturelles existent pour lutter efficacement contre les récidives d’infections urinaires. Pour ce faire, il faut :

  • consommer du jus de cranberry. Il a des vertus antibactériennes ;
  • faire bouillir des queues de cerise, des fleurs de bruyères et des baies de canneberge dans un litre d’eau. Buvez-en 4 à 6 tasses par jour, pendant 10 jours (maximum) ;
  • utiliser de l’airelle. Il possède des vertus antiseptiques ;
  • appliquer du cataplasme d’argile sur la zone de votre vessie, que vous enlevez dès qu’il est chaud. Vous pouvez renouveler jusqu’à satisfaction ;
  • effectuer un massage avec des huiles essentielles (thym, calophylle, estragon, etc.). Cette méthode ne convient pas aux femmes enceintes ;
  • restaurer votre flore vaginale à l’aide des probiotiques ;
  • l’homéopathie peut vous aider à calmer les brûlures ressenties au niveau de l’urètre. Quelques gouttes dans un verre d’eau et le soulagement suivront ;
  • la médecine traditionnelle chinoise propose les fleurs de bach chicory et holly ! Il suffit d’en mettre 7 gouttes sous la langue dès le moment où vous ressentez les symptômes, jusqu’au moment de votre guérison ;
  • éviter les aliments acidifiants, consommer beaucoup de fruits et de légumes et prendre de l’eau bicarbonatée permet de lutter contre les récidives d’infections urinaires ;
  • l’acupuncture est également une solution ; selon des chercheurs norvégiens, elle réduit de moitié les risques de récidives.

Les factures des récidives d’infections urinaires

Pour éviter les récidives, il est nécessaire de connaître les potentielles causes. En effet, plusieurs facteurs peuvent contribuer à la récidive d’une infection urinaire

  • un déficit au niveau des hormones ;
  • un manque d’hydratation ;
  • une grossesse ;
  • des constipations fréquentes ;
  • des rapports sexuels, surtout si vous utilisez du spermicide.

Ce qu’il est important de savoir !

L’infection urinaire chez la femme enceinte est traitée de façon particulière par le médecin, car elle peut très vite entraîner des complications au niveau de la grossesse. Il est donc important d’aller immédiatement consulter son médecin lorsqu’on est enceinte et qu’on remarque des symptômes de la cystite.

Les femmes ménopausées sont également très menacées par les infections urinaires. Très souvent, c’est le diabète, l’incontinence urinaire et/ou l’atrophie vaginale qui en sont la cause.

Les hommes sont clairement les moins menacés par l’infection urinaire. Il y a très peu de cas d’infections urinaires contractés par des personnes du sexe masculin. Mais lorsque cela arrive, on considère tout de suite le cas comme étant compliqué.

Les infections urinaires affectent aussi bien les femmes que les hommes. Bien sûr, il a déjà été clairement établi qu’au moins 50 % des femmes souffrent d’infections urinaires une fois (au moins) dans leur existence. Lorsqu’elles sont négligées, ces infections peuvent entraîner des complications allant jusqu’à provoquer l’hospitalisation du malade.

Les facteurs qui peuvent causer ces infections du système urinaires sont très variés. Il est vrai qu’on peut s’auto diagnostiquer, mais il est toujours préférable d’aller voir un professionnel.

Mais il existe plusieurs moyens d’éviter aussi bien les infections urinaires que les récidives (qui sont très fréquentes). Les antibiotiques constituent le traitement idéal ! Mais vous pouvez également faire recours à des remèdes naturels, faits maison pour préserver votre système urinaire de ce mal ! Vous pouvez également vous soigner avec ces méthodes naturelles, même si l’automédication n’est pas vraiment conseillée pour une éradication complète du mal.

La consultation est importante, car c’est au médecin de détecter les causes réelles de ces infections et de vous procurer les traitements adéquats. En cas de récidives, il faut toujours retourner voir le médecin afin qu’il vous fasse passer les examens qu’il faut.

Les infections urinaires sont peut-être fréquentes, mais elles se soignent aussi très rapidement ! Aussi, on peut facilement les éviter et éviter également qu’elles récidivent. Il suffit d’adopter les bons gestes et le tour est joué !

 

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