Nombreuses sont les maladies neurologiques chroniques qui enveniment la vie des millions de personnes à travers le monde. Au nombre de celles-ci figure la maladie de Parkinson. L’une des maladies dont les origines et le traitement curatif font couler beaucoup d’encres et de salives aux plus éminents scientifiques du monde. Sa caractéristique la plus apparente est la perte du contrôle des tissus musculaires. Elle affecte majoritairement les personnes du troisième âge. Alors, pour mieux appréhender cette pathologie, nous vous invitions à lire les détails sur celle-ci dans la suite de notre article. 

La maladie de Parkinson : Prenons-en connaissance

La maladie de Parkinson peut être comprise comme une pathologie qui attaque le système nerveux et anéantit les possibilités de mouvement.

Vous pouvez la reconnaitre à travers son évolution progressive qui débute quelques fois par un tremblement d’une main presque insaisissable à l’œil. Elle peut entraîner des somnolences musculaires pour aboutir au ralentissement de la mobilité des muscles. Disons avec véhémence que la pathologie de Parkinson est une affection dégénérative ayant pour finalité la disparition lente et graduelle des neurones cervicaux. Il s’agit des nerfs qui assurent le fonctionnement des activités musculaires. Et donc, lorsque ces nerfs sont affectés chez les patients de cette maladie, leur rôle qui est celui de contrôler les mouvements des membres supérieurs comme inférieurs se trouve compromis. La conséquence immédiate est que ces personnes affectées par la maladie font des mouvements irréguliers qui échappent complètement au contrôle du cerveau.

Il est à remarquer de toute évidence que l’apparition de la maladie de Parkinson est souvent visible chez les personnes dont les âges se situent entre 50 et 70 ans. Mais certaines études ont prouvé que la pathologie peut survenir vers 57 ans en France et au Canada.

D’autres études encore ont démontré clairement que la maladie de Parkinson affecte en moyenne 1 sur 250 jeunes âgés de 40 ans et 1 % des personnes qui ont environ 65 ans.

Même si l’âge moyen de la manifestation de cette maladie est estimé à 57 ans, il n’est pas impossible de démontrer qu’elle peut débuter pendant l’enfance. La maladie de Parkinson est aussi une maladie dont l’identification des symptômes donne du fil à retordre au début. En effet, lorsqu’elle est encore à ses débuts, ses signes avant-coureurs peuvent être assimilés aux manifestations normales du vieillissement. Mais, pendant que la maladie s’aggrave, le diagnostic apparait plus flagrant, car les symptômes deviennent distinctement perceptibles. Il est même possible d’imaginer que lors de la manifestation des premiers signes annonciateurs de la maladie, les 60 à 80 % des cellules neurologiques de la « substance noire » seraient déjà endommagés. Ce qui laisse entrevoir que la maladie de Parkinson aurait déjà environ 5 à 10 ans de progression dès l’apparition des symptômes. Cet état de choses justifie les retards liés au diagnostic de cette affection nerveuse.             

L’autre facteur important de la maladie qui fait objet de la curiosité scientifique, c’est que cette maladie atteigne moins les femmes que les hommes. Aussi, devons-nous ajouter que cette maladie du cerveau est diagnostiquée annuellement chez près de 300 000 personnes au plan mondial. Et chaque année, le nombre de cas de cette maladie s’accroit en fonction des âges. Ce qui explique le fait que, si on estime à 1 personne sur 100 les cas d’atteinte de cette maladie à 65 ans, et bien, cette estimation augmente à 2 personnes sur 100 chez les patients âgés de 70 ans.

Par ailleurs, il convient de rappeler que cette maladie est loin d’être mortelle. Cependant, elle présente à sa dernière étape d’évolution des risques de :

  • Suffocation ;
  • Dépression importante ;
  • Pneumonie ;
  • Et parfois de décès.

Maladie de Parkinson : Le déséquilibre de dopamine au cœur d’une maladie

Nous pouvons nous accorder sur le fait que cette maladie du cerveau attaque le système nerveux responsable du fonctionnement et de l’équilibre musculaire. Néanmoins, il est difficile de croire que nous maîtrisons le mécanisme par lequel ce phénomène se manifeste. Alors nous nous sommes focalisés sur les recherches des spécialistes pour tenter de comprendre le phénomène.

En effet, nous devons reconnaitre que les cellules neurologiques affectées par la pathologie de Parkinson sont logées dans une région du cerveau que les spécialistes ont tôt fait d’appeler « Substance noire ou noyaux gris centraux ». Cette matière est à son tour située dans la partie centrale du cerveau plus précisément dans le Mésencéphale. Ce sont justement les cellules de ce couloir du cerveau qui émettent de la « dopamine ». Cette matière peut être analysée comme un message chimique dénommé « neurotransmetteur » qui porte la responsabilité du contrôle des mouvements. Et ce n’est pas tout.

Ce message gouverne également les différentes sensations relatives à nos plaisirs et désirs. La destruction de ces cellules de la substance noire provoque donc une pénurie de « dopamine ». Ce qui a pour conséquence l’accroissement de « l’acétylcholine » et même du « glutamate » qui sont aussi des messages chimiques. Ces deux nouveaux messages chimiques ont pour rôle de déséquilibrer la « dopamine » avec à la clé la perte de contrôle du fonctionnement musculaire. D’où la naissance des indices de la maladie de Parkinson tels que :

  • les tressaillements ;
  • la rigidité, la raideur ou l’ankylose des muscles ;
  • l’incapacité de bouger les membres ou d’exécuter correctement les mouvements habituels.

En revanche, lorsque la dopamine est en excès, elle conduit plutôt aux symptômes relatifs à la « Schizophrénie ». Voilà de façon succincte le processus dont résulte la maladie de Parkinson.

Maladie de Parkinson : Peut-on clairement identifier ses origines et son évolution ?

Comme annoncer ci-dessus, il y a apparition de la maladie de Parkinson lorsqu’il y a destruction des cellules responsables de la production de dopamine au centre de la caisse cérébrale. Dans la majorité des cas, la cause de la mort de ces cellules reste inexpliquée. Bien que de nombreuses recherches aient été effectuées dans le but d’identifier avec précision les potentielles sources de cette maladie, il faut dire que l’espoir reste mince.

 

Lorsqu’il s’agit de la maladie de Parkinson primaire, le diagnostic est souvent le plus plausible. Or, à cette période, il est encore tôt pour le médecin de justifier la mort des cellules. Par contre, les scientifiques ont réussi à identifier chez la plupart des patients une protéine connue sous l’appellation « Synucléine ». Cette protéine s’entasse pour constituer un dépôt protéinique appelé « Corps de Lewy ». Les chercheurs estiment que l’accumulation de cette protéine crée d’autres dépôts de protéine dans plusieurs autres régions du cerveau telles que :

  • La moelle épinière ;
  • Les voies digestives ;
  • Les nerfs périphériques…

Ils ont alors conclu que la maladie de Parkinson est due à la complication attardée de cet entassement de protéine.

Pour ce qui concerne la « maladie de Parkinson secondaire », les causes sont associées à une matière chimique nuisible aux activités cellulaires responsables de la dopamine au niveau du centre cérébral. Ceci provoque parfois des lésions de ces cellules. Le « parkinsonisme secondaire » peut être aussi attribué à plusieurs autres pathologies à savoir :

  • les maladies du système nerveux ;
  • les maladies cardiaques ;
  • les tumeurs cérébrales ;
  • les affections virales…

Disons tout simplement que la cause de la mort lente et progressive des neurones responsables du contrôle des mouvements musculaires reste mystérieuse dans la majorité des cas. Mais les scientifiques s’accordent leur violon sur un autre point lié aux causes de la maladie de Parkinson. Pour eux, il faut remonter aussi aux facteurs environnementaux et surtout génétiques pour tenter de comprendre l’origine de la maladie de Parkinson. Ce qui est paradoxal est que, lorsqu’ils évoquent ces différents paramètres, c’est sans la possibilité de les définir distinctement. Toujours est-il que le consensus du moment à ce sujet pointe du doigt l’environnement comme étant le véritable facteur à l’origine de cette maladie. Selon eux, la dimension génétique de la maladie serait moins importante que celle environnementale. Elle entrerait en ligne de compte lorsque la pathologie serait survenue avant 50 ans. Les facteurs environnementaux susceptibles de causer la maladie de Parkinson peuvent être résumés comme suit :

  • Une exposition hâtive et continuelle aux polluants chimiques et des pesticides (les herbicides et les insecticides) Exemple : La roténone.
  • La MPTP. C’est une drogue qui contient quelquefois de l’héroïne ;
  • L’intoxication au monoxyde de carbone ou au manganèse.

Il existe également des médicaments qui peuvent provoquer la maladie des mouvements incontrôlés. Considérez ces différents médicaments comme les facteurs pouvant conduire à la maladie de Parkinson. Il s’agit de :

  • L’halopéridol et l’ensemble des médicaments dont l’effet est de corriger les hallucinations ;
  • La métoclopramide. Elle est recommandée pour traiter les nausées.

Retenons que dans un passé récent, certaines transformations génétiques ont été observées chez les patients de la maladie de Parkinson. Ce qui porte à croire que cette maladie est plus présente dans une famille que dans une autre. Toutefois, d’autres études d’envergure effectuées aux États-Unis sur des jumeaux montrent que l’environnement est le véritable facteur du « parkinsonisme ».

Maladie de Parkinson : Quels sont les signes avant-coureurs et les complications possibles ?

Nous sommes tous d’accord que la maladie de Parkinson est une pathologie qui évolue à vitesse lente et graduelle. Il est aussi vrai que l’évolution de cette maladie varie d’une personne à une autre. Autrement dit, les symptômes de la maladie de Parkinson varient en fonction de son évolution. Plus la maladie s’aggrave, plus les symptômes se manifestent encore intensément. Parmi ces symptômes, nous pouvons citer les principaux qui sont entre autres :

Le tremblement ou le tressaillement 

Il n’est remarquable que lorsque la personne affectée effectue des mouvements volontaires. Il peut évoluer des bras aux jambes. Mais, 15 % environ des patients de cette maladie ne montrent pas des frissonnements. En revanche, ils peuvent souffrir des raideurs au niveau de plusieurs parties de leur corps.  

La somnolence musculaire qui provoque la lenteur des mouvements 

Elle se traduit par la faiblesse des tissus musculaires. Ce qui fragilise l’ensemble du corps humain et complique les mouvements. Il est à l’origine du ralentissement des mobilités.

La rigidité des membres inférieurs comme supérieurs

Elle est l’une des caractéristiques phares de la maladie de Parkinson après le tremblement. La raideur des membres s’intensifie au fur et mesure que la maladie s’amplifie.

La perte d’équilibre pouvant conduire à des chutes 

Le déséquilibre est remarqué lorsque vous n’arrivez plus à assurer vos pas d’un point A à un point B. Il devient difficile de bouger les jambes et de tourner.

Néanmoins, il existe nombreux autres symptômes qui sont le plus souvent observés chez les patients. Mais, ils ne se manifestent pas tous au même moment. On peut en retenir les suivants :

  • Les difficultés à réfléchir souvent constatées dans la phase terminale de la maladie ;
  • Les changements fréquents d’humeur ;
  • Les difficultés à avaler les produits ou déglutinations difficiles ;
  • Les vertiges et les étourdissements ;
  • Le dysfonctionnement sexuel ;
  • La démarche anormale ou cahin-caha ;
  • Écoulement salivaire excessif ;
  • La dépression et l’anxiété ;
  • La réduction du balancement des bras ;
  • Les pellicules ou les peaux grasses ;
  • De l’hypomimie (absence d’expression faciale) ;
  • La chute de la fréquence de pulsation des paupières ;
  • La réduction du volume vocal ou l’hypophonie ;
  • Le soulèvement pénible des pieds qui traînent par terre ;
  • Le serrement des écritures ou la micrographie ;
  • Les troubles de sommeil ;
  • Les douleurs chroniques ;
  • Les constipations fréquentes ;
  • La diminution de l’odorat ;
  • La fatigue et les souffrances musculaires.

Comment traiter ou prévenir la maladie de Parkinson ?

A priori, il faut garder à l’esprit que les mesures de traitement curatif de cette maladie n’existent pas jusqu’à présent. Les traitements qui sont disponibles aujourd’hui visent à réduire ses symptômes. Selon les recherches effectuées sur la maladie de Parkinson, les traitements doivent être adaptés à chaque patient. Car devons-nous encore rappeler que les symptômes de cette maladie varient en fonction de son stade évolutif. Ce qu’il faut impérativement retenir, c’est qu’il faut commencer le traitement à partir du moment où vous remarquez les symptômes handicapent votre vécu quotidien. Vous pouvez alors solliciter un médecin pour ensemble définir un programme de traitement cohérent et adapté à votre catégorie de situation sanitaire. Ce traitement peut nécessiter diverses méthodes telles que :

L’utilisation des médicaments

Les médicaments appliqués à la maladie de Parkinson ont pour fonction d’accroitre le taux de la dopamine dans la zone centrale du cerveau. Mais, administrer directement ces types de médicaments n’est pas envisageable, car la membrane hématoencéphalique les empêchera d’atteindre le cerveau. On peut en revanche se servir de la « lévodopa » préparée pour franchir le cerveau et se convertir en dopamine. Il est à noter qu’il est arrivé un moment que ce médicament est jugé inefficace après 2 ou 5 années de traitement.

Aussi devons-nous ajouter que son implication dans les cas de « dyskinésie » suscitait des craintes même s’il est souvent combiné avec plusieurs autres médicaments à l’instar de la carbidopa, le bensérazide, l’entacapone. Leur rôle étant de réduire la dose de la lévodopa sans remettre en cause l’efficacité. La bromocriptine, le pramipexole ainsi que le ropinirole sont aussi des médicaments utilisés pour diminuer les symptômes de la maladie de Parkinson.      

Les interventions chirurgicales

Les interventions chirurgicales sont possibles dans les cas les plus critiques. Il s’agit dans ce cas de stimuler le cerveau à travers des décharges électriques aux zones du cerveau où se situent les thalamus (contrôle des mouvements). Ces décharges permettent d’arrêter les signaux anormaux.  

Les changements de mode vie

Cette méthode demande d’être actif et de jouir d’un meilleur régime alimentaire. Ces deux critères sont indispensables dans le processus de traitement de la maladie. Les patients de cette maladie de Parkinson doivent consommer des aliments riches en fibres et boire une bonne quantité de liquide, car la constipation reste permanente.

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