Warning-Bruxelles constate que la France vient de sortir de cet immobilisme (voir notre article) et regrette que Bruxelles soit toujours doublement prise en otage, à la fois par les associations et leur conception de la prévention pour la capitale, et par l’apartheid en matière de lutte contre le sida que les associations entretiennent de par leur appartenance linguistique et politique.
Quand on refuse des nouvelles orientations en matière de prévention, quand on ne veut toujours pas parler de sexualité des séropositifs, quand on repousse un vrai projet de santé gaie pour Bruxelles, quand la prévention reste de la théorie pour les associations, on est en droit de se demander pour qui on fait la prévention ?
Un vrai défi c’est de se demander pourquoi il n’y a que 500 traitements post-exposition disponibles, c’est d’explorer de nouvelles pistes d’orientation autour de la prévention en adéquation avec les réalités et les besoins des personnes, c’est de mener une réflexion autour du traitement anti-VIH comme outil de prévention, c’est de ne pas mettre l’évaluation des auto-tests au frigo, c’est d’exiger que les deux communautés, flamande et francophone, travaillent main dans la main pour Bruxelles, c’est d’œuvrer pour un réel projet de santé gaie qui place la personne même au cœur de l’action et de la réflexion.
Comment se fait-il que la capitale européenne soit à la traîne sur ces questions par rapport aux autres pays européens comme la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne ou la Suisse ? Il s’agit tout de même de notre santé et de notre bien-être, pas simplement de rhétorique ou de marketing ! Quand on débat sur la prévention VIH, il faut oser se lancer les défis et non pas laisser le débat figé au détriment des réalités bruxelloises et des personnes concernées. Sinon les transmissions et les discriminations liées au VIH-sida ne reculeront pas.
Après ce débat sur les défis de la prévention VIH pour Bruxelles, Warning invite les gays bruxellois à se joindre à nous pour changer la prévention que mènent les associations et les responsables politiques à Bruxelles.
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