La prévention entre dans les cabinets médicaux
La Société de pathologie infectieuse de langue française (SPILF) et la Société française de lutte contre le sida (SFLS) ont remis le 7 avril 2009 un rapport intitulé « Consensus formalisé : Prise en charge de l’infection par le VIH en médecine générale et en médecine de ville ».
On y trouve un certains nombres de recommandations professionnelles, et notamment du point de vue de « l’information et de la prévention en matière de risque de transmission du VIH par voie sexuelle » (p.80). Rien de bien étonnant, sauf qu’on y parle de réduction des risques sexuels (« prévention de 2e intention », page 83), de prévention gaie (page 86) et de prévention positive (page 87) : retrait avant éjaculation, absence de lésions buccales, niveau de la charge virale, « pratiques sexuelles à moindre risque » (séroadaptation) et sérochoix… Bref, une approche pragmatique, qui nécessite « une bonne connaissance du patient, une relation de confiance, une écoute empathique, de l’attention, du temps, et l’absence de jugement ». Car dans la population homosexuelle, « une prévention basée sur la seule promotion de l’utilisation du préservatif en toutes circonstances ne suffit pas ». Et parce que « chez les personnes infectées par le VIH, des difficultés peuvent apparaître dans l’utilisation du préservatif au long cours ».
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