La prévention entre dans les cabinets médicaux

mardi 12 janvier

La Société de pathologie infectieuse de langue française (SPILF) et la Société française de lutte contre le sida (SFLS) ont remis le 7 avril 2009 un rapport intitulé « Consensus formalisé : Prise en charge de l’infection par le VIH en médecine générale et en médecine de ville ».

On y trouve un certains nombres de recommandations professionnelles, et notamment du point de vue de « l’information et de la prévention en matière de risque de transmission du VIH par voie sexuelle » (p.80). Rien de bien étonnant, sauf qu’on y parle de réduction des risques sexuels (« prévention de 2e intention », page 83), de prévention gaie (page 86) et de prévention positive (page 87) : retrait avant éjaculation, absence de lésions buccales, niveau de la charge virale, « pratiques sexuelles à moindre risque » (séroadaptation) et sérochoix… Bref, une approche pragmatique, qui nécessite « une bonne connaissance du patient, une relation de confiance, une écoute empathique, de l’attention, du temps, et l’absence de jugement ». Car dans la population homosexuelle, « une prévention basée sur la seule promotion de l’utilisation du préservatif en toutes circonstances ne suffit pas ». Et parce que « chez les personnes infectées par le VIH, des difficultés peuvent apparaître dans l’utilisation du préservatif au long cours ».