La maladie de Gilles de la Tourette est l’une des maladies qui affectent le système nerveux d’une personne. C’est une maladie, un trouble neurologique qui est le plus souvent héréditaire. Elle reste méconnue et les personnes qui en souffrent sont confrontées dans leur vie quotidienne à des difficultés d’ordre psychique, social et physique. Quels sont les facteurs déclenchants de cette maladie et comment reconnaitre ses différents symptômes pour en effet procéder à son traitement efficace pour éviter les dérives qu’elle peut avoir sur les malades ? À cette interrogation, nous vous apportons avec plaisir notre expertise, en vous expliquant les contours de cette maladie.

Les causes de la maladie de Gilles de la Tourette

Encore appelée le syndrome de Gilles de la Tourette, la maladie Gilles de La Tourette est apparue en 1825 pour la première fois.

Cette maladie constitue un trouble des neurones qui est héréditaire. Le syndrome de Gilles de La Tourette attaque généralement dès l’enfance, pour dire qu’il atteint les enfants de moins de 18 ans.

Il est caractérisé par des tics moteurs qui sont des mouvements stéréotypés et irréguliers ; et par des tics vocaux. Le syndrome de Gilles de la Tourette est considéré comme un syndrome neuropsychiatrique qui se joint à la production des mots insensés : coprolalie. La maladie de Gilles de la Tourette est une pathologie neurologique dont les causes exactes ne sont pas connues jusqu’à ce jour autrement dit, le mécanisme exact qui provoque ce syndrome est inconnu.

Mais des études ont prouvé que les facteurs peuvent être d’une origine génétique et plusieurs gènes sont considérés comme des facteurs à risque qui développent la maladie chez l’individu.

Les facteurs environnementaux sont également inclus dans les causes qui peuvent provoquer la maladie de Gilles de la Tourette. En effet, le syndrome de Gilles de la Tourette peut être dû aux changements qui se produisent dans certaines régions du cerveau et aux perturbations observées au niveau des neurotransmetteurs ou les messagers chimiques du cerveau tels que la sérotonine, la norépinephrine et la dopamine.

Pour les causes génétiques, on a une transmission génétique de la maladie due à l’identification de plusieurs gènes. À cet effet donc, lorsqu’il y a une anomalie sur la protéine SLITRK1, ou lorsqu’il y a une mutation du gène qui code l’enzyme qui intervient dans le métabolisme de l’histidine, on dit que la personne chez qui le constat est fait est accessible au syndrome de Gilles de la Tourette. La maladie peut être transmise des parents aux enfants avec une probabilité très forte. Mais il faut tout de même rappeler que le syndrome peut être transmis aux enfants sans se manifester en retour chez ces derniers. Et les manifestations dans ce cas varient d’une personne à une autre et d’un âge à un autre.

Lorsque le nourrisson ou le fœtus est exposé aux facteurs toxiques, aux facteurs environnementaux, au stress ou à des frustrations et aux réactions immunitaires, il peut risquer le syndrome de Gilles de la Tourette.

Les symptômes caractéristiques et les complications du syndrome de Gilles de la Tourette

Les symptômes de la maladie de Gilles de la Tourette sont de façon générale :

  • les troubles du comportement qui manifestent chez la personne atteinte ;
  • les troubles de l’apprentissage ; les enfants éprouvent des difficultés pour écrire ou pour lire ;
  • les troubles compulsifs ;
  • les troubles visio-lenteur ; les tâches sont parfois lentes à exécuter par les enfants ;
  • le clignement d’yeux qui fait partie des tics moteurs simples et les plus fréquents ;
  • le visage, les épaules et la tête du patient qui sont touchés par des tics moteurs. Le plus souvent, ces tics sont caractérisés par les grimaces, les haussements des épaules, le tapotement de la jambe, les hochements de la tête irréguliers, les bruits étranges ;
  • les raclements de la gorge, les reniflements, les grognements et les glapissements ou vociférations ;
  • la présence des tics sonores et moteurs ;
  • la complication des mouvements et la dégradation des certains muscles.

Outre ces symptômes, nous distinguons d’autres signes qui caractérisent le syndrome de Gilles de la Tourette.

Les premiers signes dès l’enfance : les symptômes du syndrome de Gilles de la Tourette.

La maladie neurologique SGT est caractérisée par une association de nombreux tics dits moteurs et vocaux. Dans la plupart des cas enregistrés, les enfants sont les victimes des tics moteurs et en quelques mois disparaissent. En France par exemple 45 000 enfants sont touchés par le syndrome de Gilles de la Tourette, soit un taux de 0,3 voire 0,8 % des enfants.

Les mouvements anormaux, les bruits et les paroles insensées : symptômes du syndrome de Gilles de la Tourette STG

Involontairement, les personnes atteintes ont des réactions (des gestes inconscients, les mots et les phrases qui sortent de la bouche des patients ne cadrent pas avec l’idée générale de ce devrait être dit et en plus sont incompréhensibles) qui révèlent une anomalie, dues aux manifestations des tics moteurs et vocaux. Ces tics sont handicapants et sont vraiment agaçants pour les personnes vivantes dans le même milieu que le malade. Celui-ci devient imitateur et imite tous les actions ou les gestes que mène son adversaire, c’est l’échopraxie.

Il y a aussi l’écholalie qui consiste à répéter automatiquement les mêmes paroles que prononce son interlocuteur. Ici les symptômes du syndrome de Gilles de la Tourette STG varient dans la durée et d’un malade à un autre. On parle souvent de la copropraxie ; qui consiste à faire des gestes sauvages ou grossiers et de la coprolalie ; qui consiste à insulter sans une raison valable et à dire des énormités ou des obscènes. Mais, faut-il le rappeler ; ces symptômes ne sont pas systématiquement remarqués.

Par ailleurs, la chronicité est un élément essentiel caractérisant le syndrome de Gilles de la Tourette STG. À ce niveau, les tics évoluent sur un temps précis, allant d’un an et bien plus. Certains troubles interviennent aussi. Il s’agit entre autres :

  • d’un trouble déficitaire de l’attention des personnes atteintes ou l’hyperactivité qui se caractérise par le manque d’un contrôle de ses impulsions, par une agitation et par un manque de l’attention. Ce trouble est la source des difficultés au plan scolaire ;
  • les colères et l’excès de rage qui amènent l’enfant à perdre le contrôle en détruisant tout objet qui lui passe sous les yeux ou par la main ;
  • les automutilations où l’enfant cogne sa tête contre les murs ou met ses doigts dans les yeux et se frapper lui-même ;
  • les troubles ou les changements brusques de l’humeur qui se manifestent par une importante anxiété, par les crises de rage suivies des troubles oppositionnels et les pertes de contrôle ;
  • les difficultés dans l’orientation dans l’espace et dans le temps ;
  • les difficultés dans l’organisation ;
  • les troubles de la motricité ;
  • les difficultés dans la mémorisation de n’importe qu’elle chose ;
  • le manque d’inhibition qui peut constituer un handicap pour la vie dans la société ;
  • les troubles relatifs à la prise de notes visuelle et à l’exploration ; la personne qui souffre du syndrome de Gilles de la Tourette STG aura des difficultés à écrire sur un support papier ;
  • les troubles obsessionnels compulsifs nommés Tocs: le petit enfant aura des idées angoissantes, voire préoccupantes, et qui sont fréquentes chez ce dernier. On parle des obsessions. Pour donc se délivrer soi-même, l’enfant se trouve obligé de se donner aux rites particuliers ou les compulsions.

Les enfants atteints de la maladie de Gilles de la Tourette sont normalement intelligents et sont conscients de leurs troubles. Les enfants du sexe masculin sont notamment les cibles du syndrome de Gilles de la Tourette STG.  

Le syndrome de Gilles de La Tourette STG : les conséquences sur la vie scolaire des enfants

Les conséquences sur la vie scolaire des enfants sont de différents ordres. À l’école, l’enfant peut être confronté à des difficultés avant d’intégrer les groupes qui sont dus aux tics et aux troubles. L’enfant peut également être fatigué, épuisé et lent dans toutes ses activités, ce qui peut causer l’indisponibilité complète pour apprendre ses leçons ou pour acquérir des connaissances à l’école. Le syndrome de Gilles de la Tourette peut provoquer des réactions malsaines des camarades de classe de l’enfant.

Le diagnostic du syndrome de Gilles de La Tourette STG : comment s’y prendre ?

Pour diagnostiquer la maladie de Gilles de la Tourette, il va falloir faire recours au médecin spécialisé dans ce domaine, car le diagnostic de la maladie est uniquement clinique. Pour donc le faire, le médecin est censé réaliser un interrogatoire de la famille sur généralement d’autres cas, en raison d’une transmission héréditaire de la maladie. Il fait ensuite une observation des manifestations des tics sonores et vocaux, aux différents troubles du comportement qui sont associés.

Il existe des critères bien définis et précis pour diagnostiquer la maladie de Gilles de la Tourette. Il s’agit des critères relatifs à :

  • un tic sonore au moins ;
  • plusieurs tics moteurs ;
  • la présence des tics qui se remarquent plusieurs fois dans une journée ;
  • l’apparition des tics avant 18 ans des tics ;
  • l’absence d’autres raisons qui sont identifiables.

En outre, les dispositifs tels que les scanners ou les IRM sont mis en place dans le but de l’élimination d’autres causes réelles et directes des différents troubles neurologiques.

Peut-on guérir ou éradiquer la maladie de Gilles de la Tourette ?

La réponse immédiate à cette question est un non catégorique. Il n’existe pas de traitement pour guérir ou pour éradiquer le syndrome de Gilles de la Tourette. Mais avec les recherches et les études ayant rapport à cette maladie, on peut identifier plusieurs médicaments et d’autres méthodes efficaces qui peuvent agir d’une manière ou d’une autre sur les tics et sur les troubles comportementaux qui sont associés.

Toutefois, ces médicaments et traitements ne sont prescrits que lorsque la maladie atteint un stade bien modéré et une sévérité. Autrement dit, quand les tics moraux comme vocaux ou les troubles ont des impacts importants en générale sur la vie des personnes atteintes. À noter que pour les formes mineures de la maladie, la suivie des traitements et la consommation des médicaments ne sont pas si nécessaires. 

Le traitement médicamenteux des tics de la maladie de Gilles de La Tourette

Lorsque les troubles comportementaux associés deviennent de plus en plus importants chez les personnes atteintes de la maladie de Gilles de la Tourette, différentes méthodes, dont les molécules en valeur du niveau de la maladie peuvent être prescrites par le médecin. En fonction de chaque trouble ou difficulté de la maladie de Gilles de la Tourette, nous pouvons citer entre autres :

Dans les TOC dits troubles obsessionnels compulsifs : sont prescrits par le médecin, des antidépresseurs qui peuvent agir efficacement sur la sérotonine qui est un autre neurotransmetteur.

Pour les troubles de l’hyperactivité et de l’attention : il est indiqué par le médecin des médicaments qui peuvent agir sur le circuit de la noradrénaline par exemple l’amoxétine et un traitement par des stimulants comme la ritaline.

Les patients du syndrome de Gilles de la Tourette peuvent également se servir des médicaments antipsychotiques tels que la rispéridone, le pimozide ou l’halopéridol. Ceci pour calmer ou maitriser les tics de la maladie. Lorsque ces médicaments provoquent des effets secondaires sur la santé du patient, ce dernier pourrait donc diminuer la dose ou se servir des médicaments qui traitent les effets secondaires. La clonidine peut aussi aider le patient à se traiter contre les tics.

D’autres options sont utilisées pour traiter la maladie de Gilles de la Tourette. Par exemple l’injection de la toxine botulinique pour prendre en charge les tics et la thérapie d’inversion des habitudes pour non seulement prévenir les symptômes du syndrome de Gilles de la Tourette, mais également de diminuer les manifestations des tics. On peut aussi faire recours à une implantation chirurgicale des électrodes qui servent à la stimulation cérébrale profonde (SCP) et qui sont connectées à un stimulateur cardiaque pour en effet réduire les tics du syndrome.

Le traitement de la maladie de Gilles de La Tourette : les approches psychothérapeutiques

Les approches psychothérapeutiques interviennent le plus souvent en association avec les traitements médicamenteux sur cités, même si ce traitement n’est pas efficace ou supporté par le malade. Ici, on utilise la technique de l’inversion des habitudes appelée HRT ou habit reversal training. Cette méthode a pour objectif d’inculquer aux malades des mouvements antagonistes ; des exercices contraires ou inverses du tic.

Elle permet de défendre la réalisation des tics moteurs comme vocaux ou sonores. Il y a également les exercices de relaxation qui sont efficaces pour la réduction de l’apparition et la gravité des tics. Ces méthodes thérapeutiques peuvent aider les personnes qui souffrent du STG à se libérer des répercussions de l’affection vis-à-vis de leur vie sociale et psychologique.

Le traitement de la maladie de Gilles de la Tourette : tourner vers les associations des patients

Il existe également des associations telles que l’Association Française du Syndrome de Gilles de la Tourette en sigle AFSGT qui ont pour mission capitale l’éducation sur la maladie de Gilles de la Tourette en orientant les personnes atteintes vers une prise en charge bien indiquée et bien possible. L’Association Française du Syndrome de Gilles de la Tourette, AFSGT donne une proposition d’une écoute appropriée à toutes les difficultés relatives à la pathologie par le biais d’un numéro de téléphone. Elle a également une particularité, celle de s’occuper activement de l’information chez les enseignants et de l’insertion scolaire des enfants atteints de la maladie.

Que retenir ?

En bref, la maladie de Gilles de la Tourette ou le syndrome de Gilles de la Tourette reste une maladie chronique et dangereuse ayant des répercussions sur la vie quotidienne des patients. Il n’y a pas un traitement efficace pour éradiquer le mal. Toutefois, des études et des recherches ont abouti à la mise en place des systèmes et méthodes pratiques pour quand même atténuer les tics et les méfaits du syndrome.   

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