Certains se lamentent à propos de la démobilisation dans la lutte contre le VIH. Dialogai, une association homosexuelle nous démontre le contraire avec un projet innovant. En collaboration avec l’hôpital universitaire de Genève, l’association, créée en 1982, vient d’ouvrir un centre de dépistage d’un type nouveau en proposant pour les gays de la région un test de dépistage VIH rapide. Le résultat est donné dans l’heure.

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Interview express de François Haaker, secrétaire général de Dialogai, Michael Hausermann, coordinateur du projet Santé gaie de l’association et Hubert Crevoisier, infirmier au Checkpoint.

W. : François, ce centre que vous appelez le Check point, ça consiste en quoi ?

F. H. : C’est un centre de compétences destiné aux gais de Genève. Checkpoint Genève est la principale réponse de Dialogai pour promouvoir la santé sexuelle des gais sur la base des résultats de l’enquête sur la santé des gais de Genève que nous avons réalisée en 2002. Checkpoint Genève s’inspire du centre du même nom installé à Amsterdam depuis 2 ans. Depuis le 10 janvier, nous offrons plusieurs services :

  • test rapide de dépistage du VIH anonyme avec un résultat fourni en 1 heure
  • vaccinations contre les hépatites A et B
  • dépistage des infections sexuellement transmissibles les plus courantes chez les homosexuels.
  • des conseils clairs et précis sur les gestion des risques en matière de sida et d’IST pour les homosexuels
  • des adresse de médecins et services de santé gay-friendly pour les autres problèmes psychiques ou physiques.

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W. : Ce test rapide, ça se passe comment ?

H.C. : La consultation et le test durent une heure. C’est anonyme. Pratiquement, il suffit de prendre rendez-vous par téléphone. Vous venez avec votre accompagnant, vous êtes accueilli au café de Dialogai par un animateur volontaire. Vous êtes reçu par un médecin ou un infirmier pour la consultation et le test, dans une pièce insonorisée. Une simple goutte de sang suffit. Si le test est positif, nous faisons alors une nouvelle prise de sang pour confirmation envoyée au laboratoire de référence de l’hôpital cantonal qui rend le résultat en une semaine. Si le test de confirmation est aussi positif, nous proposons un suivi psychosocial individuel ou de groupe et nous adressons la personne à un médecin spécialisé VIH. Pour le dépistage IST, les tests sont fait sur des échantillons de sang ou d’urine. C’est un labo externe qui réalise l’analyse et le rendu est fait la semaine suivante avec le traitement sur place au besoin.

W. : Le test rapide soulève des réticences du point de vue de sa fiabilité. Quelle est votre opinion ?

M.H. : Le test Abbott Determine que nous utilisons à Checkpoint est tout à fait fiable. Il est homologué et utilisé en Suisse comme dans de nombreux pays. À Checkpoint Amsterdam, après plus de 2000 tests réalisés avec ce test, aucun faux résultat positif n’a été constaté. C’est un test des anticorps et, comme pour les autres tests des anticorps, il faut attendre 3 mois après la dernière prise de risque pour être certain du résultat. Dans la pratique, nous ne refusons pas de tester une personne qui a pris un risque il y a deux mois, car le test peut répondre correctement avant la fin du délai de trois mois. Dans tous les cas, nous indiquons clairement à la personne que le résultat confirme son état de santé d’il y a trois mois et nous lui proposons un nouveau rendez-vous en cas de prise de risque plus récente. Seuls les test antigéniques, réalisés à l’Hôpital Universitaire de Genève au besoin, répondent plus rapidement.

W. : Vous entrez en concurrence avec les laboratoires privés. Font-ils du test rapide ?

M.H. : Non. En Suisse les laboratoires ne sont pas autorisés à réaliser des tests VIH ou IST sans ordonnance d’un médecin. Il ne s’agit pas d’une question de concurrence mais de qualité du conseil offert autour du test. C’est ici que Checkpoint offre une prestation unique : la possibilité de parler librement de son mode de vie et de ses pratiques et de recevoir un soutien et des adresses de professionnels de la santé gay-friendly.

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W. : Mais pourquoi une association homosexuelle en est arrivée à proposer ce genre de prestations ?

M.H. : Dialogai travaille sur la prévention du sida auprès des homosexuels depuis 20 ans et est une antenne de l’Aide suisse contre le sida. Qui est mieux placé que les homosexuels et leurs associations pour savoir ce qui se passe dans la communauté gay et proposer des solutions ?

Les homosexuels restent dans les pays occidentaux un groupe particulièrement touché par le sida, essentiellement au vu de la prévalence élevée du VIH dans cette population. A Genève, environ 15% des homosexuels qui fréquentent les lieux gais sont séropositifs. On estime qu’un homosexuel qui n’utilise pas de préservatif pour la pénétration anale, prend entre 100 et 200 fois plus de risque d’être infecté par le VIH qu’un hétérosexuel dans la même situation.

À la différence de nombreux pays européens, la Suisse ne dispose pas de cliniques publiques, faciles d’accès et gratuites, pour dépister les IST et promouvoir la santé sexuelle des hommes comme les cliniques génitales urinaires de grande Bretagne ou des services similaires dans la majorité des pays d’Europe du Nord. Bien sûr, en cas d’urgence, on peut se rendre à la policlinique de dermatologie.

Comme vous savez, afin de protéger sa santé et celle des autres, tout homme gai qui n’est pas strictement fidèle ou abstinent devrait se faire dépister pour les IST les plus courantes, au moins une fois par an et plus souvent s’il est grand amateur de sexe ou adepte de pratiques « hard ».

W. : La découverte de sa séropositivité est un traumatisme. Bref, se faire dépister est une angoisse importante. Comment incitez vous alors les gay à le faire ? En quoi le Checkpoint est une réponse réellement différente ?

MH : Aujourd’hui une personne infectée par le VIH a intérêt à le savoir très tôt afin de bénéficier des traitements au bon moment. Cette connaissance est d’abord utile à la personne elle-même et ensuite favorable à la prévention. À Checkpoint, les homosexuels peuvent parler en toute liberté de leur pratiques sexuelles et de leur mode de vie et recevoir des conseils et des adresses spécialisées. Ces prestations « homosensibles » sont uniques et appréciées. Le soutien et le suivi des personnes séropositives est au cœur de notre projet.

W. : Ce dépistage rapide, c’est un « produit d’appel » visant à valoriser vos activités ?

MH : C’est une réponse pragmatique à une situation nouvelle : augmentation des infections et sentiment de lassitude face à la répétition des mêmes messages de prévention depuis 20 ans.

W. : N’existe-t-il pas des associations de lutte contre le sida, dont c’est tout de même le travail qui pourraient s’occuper de Checkpoint ? Est-ce-que l’avenir de la prévention VIH et des IST chez les homosexuels doit passer par les associations gays ?

M.H. : Dialogai est aussi une association de lutte contre le sida. Les homosexuels sont une priorité de la prévention dans tous les pays occidentaux. L’engagement des associations gays sur cette question et la santé globale des homosexuels me paraît absolument indispensable.

W. : Hubert, tu reviens du Checkpoint d’Amsterdam, qu’as-tu retenu de cette expérience ? 

H.C. : « Checkpoint Amsterdam » est une centre de dépistage VIH qui tourne depuis 2 ans. Chaque vendredi, médecins et infirmiers volontaires proposent le test rapide. Il propose aussi des vaccinations contre les hépatites. J’y ai découvert une expérience de partage, de convivialité et de bonne humeur. Et aussi une équipe de volontaires passionnés par un projet inédit. Il y a autant de générosité que de professionnalisme dans ce projet. Etre volontaire à Amsterdam est une activité exigeante : c’est avoir écrit une lettre de motivation, avoir signé un contrat de partenariat et offrir deux vendredis soir par mois. Les résultat est flagrant : tous les vendredis soir, le centre est plein. L’ambiance est gaie, c’est triste parfois, à certains moments, c’est tendu et tout à coup l’atmosphère se relâche et cela peut devenir franchement drôle.

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À Checkpoint Genève, nous suivons la même règle d’or, chaque personne doit venir, si possible, accompagnée d’un proche. L’idée est de ne pas laisser repartir une personne seule en cas d’infection au VIH . Nous écoutons beaucoup, mais, soyons clair, nous parlons ensemble aussi beaucoup du préservatif, de la gestion des risques et de la responsabilité personnelle des personnes envers ces infections qui sont en recrudescence. Mon message est simple : prenez vos responsabilités, faites-vous dépister et protégez-vous.

W. : Peux-tu être plus précis 

H.C. : Avoir du plaisir, s’éclater, c’est toujours possible. Mais chacun de nous à aussi une responsabilité personnelle envers lui-même et envers la société afin de ne pas continuer le jeu de massacre dans lequel une partie de la communauté homo est repartie. Notre objectif est clair : parlons santé, prévention, hygiène et responsabilité, même dans la plus sombre darkroom.

W. : Vous offrez des conseils en gestion de risques en matière de sida et d’IST. Concernant le VIH, en quoi consistent-ils ? 

M.H. : Dans le cadre d’une consultation individuelle, une fois que l’on connaît le contexte dans lequel une personne prend des risques, il est possible de lui donner des informations personnalisées sur les stratégies de réduction de risque alternatives au « tout capote ». Je ne vais pas les citer ici car l’effet serait exactement contraire à ce que je viens de dire.

W. : Checkpoint Genève, si j’ai bien compris, ce seront des volontaires, qu’ils soient infirmiers ou médecins ? Est-ce-le signe d’un désengagement de l’Etat ou une indifférence de sa part ? N’y a-t-il pas un risque de fragilisation de la structure à long terme ? Y aura-t’il une équipe salariée minimale ?

M.H. : À la différence d’Amsterdam, le médecin et l’infirmier sont des salariés à Dialogai-Checkpoint. Les volontaires travailleront à l’accueil des personnes. Contrairement à ce que vous pensez, L’État de Genève est tout à fait conscient de la priorité « homosexuelle » en matière de sida et d’IST et soutient ce projet financièrement et moralement.

W. : Est-ce un avantage d’avoir des volontaires en terme de qualité de service, d’approche vis-à-vis du public gay ?

JPEG - 7 koM.H. : Etre reçu et accompagné par des gais dans des moments clés de la vie homosexuelle, un dépistage VIH en est un, est un grand avantage. Imaginons comme il serait serait fantastique qu’un jeune gai puisse faire appel à des volontaires gais pour le soutenir au moment du coming out par exemple.

W. :Par ailleurs, le test rapide est payant. N’est-ce-pas contradictoire avec une politique de prévention VIH ?

MH : En Suisse, le test du VIH coûte 30 francs (20 Euros) dans tous les centres de dépistage anonyme. Nous appliquons le même tarif. Il sera bien sûr offert aux personnes sans ressources.

W. : Vous parlez d’un projet de santé gai, pouvez-vous nous en dire plus ? Et quels sont les autres services proposés par Dialogai du point de vue santé gai ?

 

GIF - 5.8 koM.H. : Au lancement de cette réflexion et de ce travail sur la santé des gais de Genève, en 2000, pour la majorité des gais, comme pour la population générale, la santé des gais, c’était le VIH et le sida, un point c’est tout. Deux questions étaient à l’origine de cette démarche inédite :

  • Comment dépasser le sentiment de lassitude face au tout capote, comment raviver la prévention du sida différemment ?
  • Quels projets mettre en place à l’intention des nombreux gais, jeunes et moins jeunes, souffrant d’un mal de vivre, de difficultés émotionnelles ?

Pendant 20 ans, le sida avait pris toute la place. Il avait masqué quantité de problèmes. Les différentes associations homosexuelles, ne bénéficiant d’aucune subvention si elles ne s’occupaient pas de l’épidémie du VIH, essayaient bien de répondre aux besoins des gais. Mais les véritables besoins, pour être identifiés et traités, demandaient une approche plus globale et réellement scientifique. D’où le projet santé gaie.

Détail qui a son importance : pour que ce travail soit reconnu, Dialogai s’est assuré dès le début la collaboration d’experts suisses et étrangers, de chercheurs de l’Université de Zurich, et a obtenu, ce qui n’est pas rien, le soutien financier du Fonds national de la recherche scientifique et de l’Office fédéral de la santé publique.

La méthode ? Le choix délibéré d’une consultation interactive en plusieurs étapes impliquant l’ensemble de la communauté gaie. D’abord deux séries de discussions en groupes focus en 2001 et 2002, réunissant plusieurs dizaines de gais de tout âge. Surprise de taille, les gais de Genève ne se contentaient pas de parler de maladies. Ils attachaient une grande importance à d’autres facteurs et reflétaient spontanément une vision holistique de la santé. Une vision qui rejoint en fait celle du préambule de la constitution de l’OMS de 1946 :

« La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité. »

GIF - 22.4 koSur la base de ces premières approches, on a réuni ensuite, de façon systématique, les études existantes sur la santé des gais (suisses et étrangères), en les comparant avec les données concernant la population globale. De septembre à décembre 2002, une grande enquête sur la santé des gais de Genève a été lancée. Cette enquête, prenant en compte la santé physique, mentale et sociale, a été réalisée directement sur les lieux de la scène gaie locale. 600 homosexuels de Genève ont répondu à plus de 500 questions sur leur santé globale.

L’essentiel des résultats se résume à ceci :

On entend souvent dire que les gais, à part le sida, ont une vie plus facile que le reste de la population. Pas d’enfants, un bon salaire, des conquêtes en veux-tu en voilà… Révélation apportée par notre enquête : les gais, dans presque tous les domaines de la santé au sens large, sont moins bien lotis que les autres. Dans la vie courante, on ne le remarque peut-être pas comme il le faudrait. Les gais ne sont-ils pas heureux ?

  • Nos résultats confirment la gravité des problèmes vécus par le gais dans des domaines de santé où leur vulnérabilité est reconnue par les spécialistes, comme le suicide et la violence.
  • Ils soulignent, malgré la croyance largement répandue que l’homosexualité est à la mode, que de nombreux gais ont encore de très grosses difficultés à vivre bien leur homosexualité dans notre société.
  • Ils démontrent que les gais souffrent de manière beaucoup plus importante que la population générale de maladies mentales comme la dépression et l’anxiété.
  • Plus surprenant, nos résultats montrent que les gais sont également plus touchés par différents problèmes de santé physique et confirment des liens entre santé mentale et santé physique.
  • Alors que les gais souffrent de nombreux problèmes de santé, nos résultats rendent compte de lacunes dans la relation entre patients et professionnels de la santé, de problèmes de confiance et de communication, qui peuvent faire craindre qu’ils ne reçoivent pas des soins optimaux.

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W. : L’évolution de la prévention VIH vers une approche plus globale de santé gai est apparue depuis quelques années dans plusieurs pays, notamment en Grande Bretagne et aux Etats-unis. Eric Rofes que nous avons interviewé est un fervent partisan de cette approche. Est-il possible maintenant de faire un bilan de cette approche par la santé gay, ses succès, ses manques ? Les gays et les associations suivent-ils ? Comment réagissent les pouvoirs publiques ? 

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M.H. : Il est trop tôt pour faire un bilan maintenant. Dialogai s’inscrit dans une démarche similaire à celles que vous citez. Nous avons participé à plusieurs rencontres au Canada, USA et Australie et je connais bien Eric Rofes. Ce mouvement de santé gaie est encore nouveau et se développe selon les besoins des communautés gaies locales. A Genève, la démarche de recherche action que nous avons entreprise pour promouvoir la santé globale des homosexuels est suivie avec intérêt par les autorités et reçoit le soutien des pouvoirs publiques.

W. : Dialogai était présent à la huitième conférence européenne organisée aux Pays-Bas sur les réponses à apporter aux augmentations des taux de VIH et d’IST chez les hommes qui ont des rapports homo. Quels ont été les débats abordés et conclusions que vous en avez rapportées ? Ou en est la réflexion sur la réduction des risques sexuels ? 

M.H. : Le constat que l’augmentation des infections au VIH et IST chez les homosexuels est un phénomène européen et que toutes les organisations et chercheurs partagent les mêmes priorités. Des projets similaires à Checkpoint sont en train de voir le jour dans plusieurs pays, en particulier en Grande Bretagne sous la direction du Terrence Higgins Trust. Le constat que, au-delà du sida, la question de la santé gaie intéresse la plupart des grandes organisations homosexuelles d’Europe du centre et du Nord.

La réduction des risques est au centre du débat en Europe. Si tout le monde est d’accord que les organisations gaies et sida ont le devoir d’informer sur les pratiques alternatives au « tout capote », il n’y a pas d’accord sur le fait de savoir si ces informations doivent être diffusées largement dans la communauté gaie ou de manière ciblée à ceux qui les pratiquent et sur comment informer. Le débat touche à la philosophie et à l’éthique des associations : quelle est la mission des organisations de lutte contre le sida ? Donner toutes les informations, même les plus complexes, à tous les homosexuels et les laisser décider librement des risques qu’ils veulent prendre ou trier cette information et ne diffuser que les informations les plus simples et les plus sûres ? Ce débat est également en pleine effervescence au sein des organisations sida suisses.

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W. quels sont pour vous les grandes pistes à travailler du point de vue de la santé chez les gays ?

M.H. : Les difficultés principales révélées par l’enquête que nous avons réalisée se situent dans le domaine de la santé psychique. Les taux de dépression et d’anxiété sont beaucoup plus élevé que dans la population masculine générale. La priorité est clairement dans ce domaine mais l’action est difficile, entre autre par l’histoire de la difficile relation entre les homosexuels et les professionnels de la santé psychique. Le deuxième axe est celui de l’isolement et de la solitude vécue par de très nombreux homosexuels. Ces problèmes ne sont certes pas spécifiques aux homosexuels, mais, comme en santé sexuelle, proportionnellement, les homosexuels en souffrent beaucoup plus que la population générale.

Merci à Dialogai

 

Dialogai a vu le jour en 1982 en tant qu’association homosexuelle. Elle se propose d’être un lieu d’écoute, de convivialité, de partage, de rencontre, d’information, d’accueil et de conseils. Dialogai travaille sur l’intégration des gays et lesbiennes, bi et trans dans la société en tant que citoyen(nes)s à part entière. Son action tend autant vers la reconnaissance des gays, que vers la défense des homosexuel(les)s victimes de discriminations ou d’agressions physiques ou verbales tant dans le milieu professionnel que social, familial, environnemental, légal et dans tous les aspects de la vie des individus.

Dialogai est également l’Antenne de l’Aide Suisse Contre le Sida, et à ce titre, lutte contre l’épidémie à VIH et les IST.

Dialogai est une association militante et de visibilité de par ses buts, missions et actions, mais aussi de par sa participation à la gay-pride, aux actions de prévention en extérieur, de par ses publications autant que par son investissement au comité d’action du « oui au partenariat » ou en proximité de l’ILGA sur des actions internationales.

Mais Dialogai c’est aussi et avant tout l’humain, le moment de rencontre ; au repas du mercredi soir, au brunch du dimanche matin, au Café Pourpre les après-midi, lors du ciné-club, du bar bear, de la chorale, des soirées ou des moments interassociatifs.

Et puis Dialogai, ce sont des activités : le patinage, les randonneurs, les motards, les jeunes gays, chrétien et homosexuel, le Chœur Homogène, les expositions, la bibliothèque.

Lieu de vie, lieu ressource, lieu d’échange, lieu d’écoute, lieu d’ information, lieu de partage, Dialogai tente, jour après jour, d’être l’espace de tous et de chacun afin d’être un peu plus soi-même.