Au sujet du risque de transmission VIH, « s’appuyant sur des données épidémiologiques et biologiques, la Commission est parvenue à la conclusion qu’une thérapie antivirale bien menée rend le risque à tel point négligeable qu’aucun cas de ce genre n’a été décrit à ce jour. Le risque théorique ainsi calculé figure parmi les risques normaux de la vie tels que, p.ex., un déplacement en avion. »

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Par cette déclaration publique dans un article paru dans le bulletin des médecins suisse, le professeur Pietro Vernazza confirme les propos tenus depuis le 1er décembre 2007 par le professeur Bernard Hirschel.

Pietro Vernazza préside la Commission qui vient, ce jour, de rendre ses conclusions sur la suppression du risque de transmission quand la charge virale est indétectable :

« Après avoir pris connaissance des faits scientifiques, à la demande de la Commission d’experts Clinique et Thérapie VIH et sida (CCT) de l’Office Fédéral de la Santé Publique (OFSP) et après avoir longuement délibéré, la Commission Fédérale pour les problèmes liés au Sida (CFS) arrive à la conclusion suivante : Une personne séropositive ne souffrant d’aucune autre MST et suivant un traitement antirétroviral (TAR) avec une virémie entièrement supprimée (condition désignée par « TAR efficace » ci-après) ne transmet pas le VIH par voie sexuelle, c’est-à-dire qu’elle ne transmet pas le virus par le biais de contacts sexuels. Cette affirmation reste valable à condition que :

  • la personne séropositive applique le traitement antirétroviral à la lettre et soit suivie par un médecin traitant ;
  • la charge virale (CV) se situe en dessous du seuil de détection depuis au moins six mois (autrement dit : la virémie doit être supprimée depuis au moins six mois) ;
  • la personne séropositive ne soit atteinte d’aucune autre infection sexuellement transmissible (MST). »

Cette information provient d’un rapport paru dans le dernier Bulletin des médecins suisse. Elle s’applique plus particulièrement aux couples, sans indication d’orientation sexuelle. La Commission émet une recommandation de prudence lors des relations d’un soir,

  • si la personne séropositive vit en couple stable, elle risque à l’extérieur d’attraper une IST qui pourrait faire rebondir la charge virale et augmenter ensuite le risque de transmission dans son couple. Ce conseil correspond à l’équivalent pour les couples séronégatifs de ce qu’on appelle la sécurité négociée, sauf qu’ici l’idée est d’éviter la transmission du VIH dans un couple sérodifférent.
  • pour les personnes ne vivant pas en couple stable, et qui ne sont pas séropositives, la commission considère qu’il est risqué de se baser sur les déclarations verbales des partenaires disant ne pas être contaminants et qu’il n’y a alors « aucun moyen de vérifier cette affirmation ». Par conséquent, l’usage du préservatif reste conseillé (« La responsabilité de sa propre santé ne peut pas être déléguée à autrui »).
  • enfin, « la décision de renoncer ou non à toute mesure de protection incombe au partenaire séronégatif », dans le cas d’une relation durable au sein d’un couple sérodifférent.

Voir le rapport paru dans le Bulletin des médecins suisses (2/2008) ci-joint dans la colonne de droite, ainsi qu’un article du président de la commission sur l’évolution de la prévention.

Bonne lecture !


Bulletin des médecins suisses

Documents joints

Le rapport de la Commission fédérale suisse (...)
Le rapport de la Commission fédérale suisse (…)
article : la prévention du sida devient plus (...)
Article : la prévention du sida devient plus (…)
HIV-positive individuals without additional (...)
HIV-positive individuals without additional (…)