Répondant à une question du magazine Transversal [1]sur la prévention, il a déclaré : « Le concept de PreP est très bon, mais quel a été le soutien des pouvoirs publics pour le mettre en œuvre ? Certes, il est possible qu’il y ait bientôt un soutien officiel sur l’utilisation des autotests. C’est une bonne chose. Mais je pense que leur impact sera plus marginal qu’une mise en oeuvre de la PrEP ».

Rappelons que la demande de Recommandation temporaire d’utilisation (RTU) du Truvada en PrEP en continu est enlisée à l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament alors que la Prep en continu est accessible aux Etats-Unis et au Canada (Québec/Ontario).
Ni le ministère de la Santé, ni la Direction Générale de la Santé en France n’ont pour l’instant agi en faveur de la mise en oeuvre de la PrEP alors qu’ils ne peuvent ignorer non seulement la mobilisation communautaire LGBT aux États-Unis sur la PrEP mais aussi le fait que la PrEP est prescrite comme outil de prévention par des médecins aux États-Unis non seulement pour des gais mais aussi pour des femmes.

Avec la déclaration du professeur Patrick Yeni, c’est une voix importante qui s’élève dans le monde de la lutte contre le sida pour pointer l’inaction des pouvoirs publics en matière de prévention.

 

Status of Truvada (TVD) for HIV Pre-Exposure Prophylaxis (PrEP) in the United States : An Early Drug Utilization Analysis

 

[1Transversal, N° 72, mars/avril 2014, p. 19.