Outre le fait qu’elle s’amplifie depuis quelques décennies, l’usage des drogues se diversifie également et elle touche d’ailleurs des populations de plus en plus jeunes. Quels effets peuvent avoir les drogues sur la santé ? Quels sont les dangers pour le consommateur ? Toutes les informations dont vous avez besoin sont mises à votre disposition dans cet exposé détaillé. Vous y trouverez aussi des détails relatifs aux différentes catégories de drogues.

La drogue : qu’est-ce que c’est ?


La drogue peut être définie comme étant une substance dont la consommation entraine une modification de la perception des choses. La manière de se comporter, de ressentir des émotions et même de penser est aussi modifiée. Cette substance qui peut être naturelle, chimique ou biochimique peut aussi engendrer une altération de l’activité neuronale.

Notons que certaines drogues peuvent être à l’origine de réactions physiologiques, d’une dépendance psychique ou physique ainsi que du changement de l’état de conscience de celui qui l’a consommé. Autrement dit, une telle substance peut causer diverses perturbations physiques et mentales. Il est donc logique qu’elle soit interdite et illégale dans la plupart des pays. Pour en savoir plus sur la drogue dure, effets et danger, parcourez les informations ci-dessous.

Différents types de drogues

Avant tout, il faut souligner ici qu’il n’existe pas une seule drogue, mais plusieurs. En fonction des effets qu’elles peuvent avoir sur le système nerveux central, on les classe en trois principales catégories à savoir :

  • Les dépresseurs,
  • Les hallucinogènes/perturbateurs,
  • Les stimulants.

Les dépresseurs

Les drogues classées dans cette catégorie ont une action directe sur le système nerveux central. Elles se distinguent par le fait qu’elles engourdissent le cerveau et ralentissent également le fonctionnement de l’ensemble du corps. Certains dépresseurs peuvent même modifier les perceptions. Au nombre des dépresseurs, nous pouvons citer entre autres :

  • Le GHB qui est plus connu comme la drogue du violeur,
  • Quelques colles et solvants tels que l’acétone et l’éther,
  • L’héroïne et différents autres opiacés comme la codéine et la morphine.

Les hallucinogènes ou perturbateurs

Il s’agit ici de drogues qui créent chez le consommateur, des difficultés à se situer dans le temps ou l’espace. Les sens comme ceux du toucher et de la vue ne fonctionne plus normalement. Au nombre des substances classées dans cette catégorie figurent :

  • La kétamine,
  • Le cannabis (résine, herbe),
  • La mescaline et le PCP,
  • L’ecstasy,
  • Le LSD,
  • Les champignons hallucinogènes.

Les stimulants

Ce type de drogues créent chez l’individu qui l’a consommé, de l’agitation et de l’excitation. On trouve dans cette catégorie,

  • Les méthamphétamines,
  • Les amphétamines,
  • La cocaïne et ses différents dérivés (crack par exemple),
  • Le nitrite d’amyle.

Drogue dure VS drogue douce

Pour beaucoup, il existe deux types de drogues : les drogues dures et les drogues douces. Il faut toutefois garder à l’esprit qu’il n’existe pas de drogue douce, puisque toutes les substances citées plus haut peuvent engendrer une dépendance chez le consommateur. Par exemple, dans la mesure où elle détend et permet même de calmer certaines douleurs, nombreux sont ceux qui pensent que le cannabis est une drogue douce. Il faut toutefois y prendre garde, car sa concentration est bien plus dosée qu’autrefois. Une consommation régulière et non surveillée peut donc créer de la dépendance. Les drogues tels que l’ecstasy, la cocaïne, l’héroïne ou le GHB sont quant à elles citées parmi les plus dures, car leurs effets sur le consommateur sont assez néfastes.

Mieux comprendre les dépendances et addictions

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, l’addiction n’est pas un manque de volonté ou une faiblesse de la personne dépendante. Les substances psychoactives consommées prennent en effet le contrôle et entrainent un changement du mode de fonctionnement du système cérébral. Ces différentes perturbations sont alors à l’origine d’une totale perte de contrôle du comportement. Elles se révèlent d’ailleurs comme étant une maladie neurologique qui devra être traitée par un spécialiste du domaine.

Entre dépendance et addiction, la frontière est très mince et peut rapidement être franchie. Soulignons que la dépendance peut être définie comme étant un déséquilibre du mode de fonctionnement neurobiologique résultant d’une régulière consommation de drogues. L’envie de consommer à nouveau ces dernières devient irrépressible, car l’individu n’a aucune envie de ressentir les effets négatifs qu’entrainent l’arrêt de la prise.

De son côté, l’addiction peut être décrite comme étant l’incapacité de ne pas réussir à s’empêcher de consommer à nouveau la substance, même en étant conscient des effets négatifs. Ici, il faudra retenir que l’addition peut la plupart du temps laisser sa place à une autre addition. Cette dernière peut ne pas être liée à une drogue.

Dangers et conséquences des drogues

Peu addictive ou très addictive, les différentes drogues ont chacune un véritable potentiel de nuisance sur la santé du consommateur. En fonction de son état psychique, sa sensibilité, son état physique ou son comportement, le consommateur peut subir diverses conséquences. Il s’agit principalement :

  • Des pertes de mémoire,
  • De la psychose toxique,
  • De la dépendance,
  • De la dépression,
  • De la diminution de l’appétit…

Les dangers liés à la consommation de drogues peuvent par ailleurs être classés en trois catégories principales à savoir :

  • Les risques sociaux,
  • Les troubles physiques,
  • Les troubles psychiques.

Les risques sociaux


Dans la mesure où la consommation de ces substances entraine une certaine désinhibition, le consommateur peut selon le cas se montrer violents envers lui-même, ses proches ou de parfaits étrangers. La consommation de la cocaïne engendre par exemple une certaine altération de la notion de danger. Le consommateur peut donc se faire du mal ou en faire aux personnes qui l’entourent. De graves troubles psychologiques tels que la dépression ou les difficultés relationnelles peuvent en outre entrainer de façon progressive, une désocialisation de l’individu.

Les troubles physiques

Il est question à ce niveau de troubles liés la plupart du temps aux effets immédiats de ces substances. Il s’agira par exemple de nausées, simples vertiges, tachycardie, perte de conscience ou hyperthermie. Au final, on peut même assister à un décès par overdose. Les dangers sont par ailleurs accrus par la composition et la quantité de drogues consommées. Soulignons aussi que les dangers sont sanitaires, car le risque de transmission du virus du SIDA par le biais de seringues usagées est lui aussi très grand.

Les troubles psychiques

À court ou moyen terme, les consommateurs peuvent subir les divers troubles ci-dessous :

  • L’apparition de phobies,
  • La nervosité grandissante,
  • L’instabilité d’humeur,
  • Les états dépressifs,
  • La réduction de la capacité de concentration.

Bien que les troubles psychiques soient la plupart du temps liées aux drogues dites dures comme le LSB, le GHB ou la cocaïne, il faut garder à l’esprit qu’ils peuvent aussi être causées par la consommation régulière de drogues de MDMA ou de cannabis.