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La société a hiérarchisé les sexualités, l’hétéro-normalité et l’hétéro-sexisme sont la règle. Un comportement homophobe dans l’univers des maisons de retraite est un phénomène naturel, en ce sens qu’il ne fait que reproduire la réalité de la vie civile ou professionnelle. Comment vivre au quotidien, quand toutes les relations avec les autres renvoient à des stéréotypes ?

Aujourd’hui 20 % des séropositifs ont plus de 50 ans. Que va-t-il se passer pour eux lorsqu’ils devront intégrer une maison de retraite ? Comment vont-ils être entourés, soignés, avec un environnement médical adapté ? Les maladies neurodégénératives ? Comment travailler sur l’histoire de la vie d’un patient si l’on ne connaît pas son histoire, s’il n’a pas de soutien familial, si son compagnon ou sa compagne n’existe pas officiellement ?

On ne devient pas homophobe en vieillissant. On vieillit en restant homophobe. La population actuelle du 3ème et du 4ème age vient d’une époque où cela était considéré comme un délit et une maladie mentale, où les homosexuels étaient rejetés ou déniés dans leur identité par leur entourage.

Nous sommes confrontés à un enjeu inter-générationnel majeur et à une urgence immédiate pour la génération des plus de 70 ans.

par Catherine Tripon (L’autre Cercle)