Vous êtes jeune, ambitieux avec des rêves plein la tête. Vous venez de décrocher votre diplôme du baccalauréat puis vous songez à faire carrière comme infirmière.

À l’instar des milliers de bacheliers qui vous ont précédés, vous êtes sans doute envahie par une série de questions qui occupent actuellement votre esprit. Quelles sont les missions d’une infirmière ? Quels types de formation doit-on suivre pour devenir infirmière ? Quels sont les établissements à privilégier pour être sûr de suivre une formation de qualité ? Quelles sont les qualités requises et quelles sont les possibilités d’évolution qui existent dans ce métier ? Quel est le salaire moyen d’une infirmière ? Et quelles sont les démarches à entreprendre pour s’installer en tant qu’infirmière libérale en France ? Pas d’inquiétude ! Dans cet article, vous découvrirez des informations complètes, détaillées et très édifiantes qui ont tout pour étancher votre soif de curiosité.

Le métier d’infirmière : quelles sont les missions ?


Être infirmière implique d’innombrables sacrifices de temps, d’énergie et de souffrances parfois presque indicibles.
En tant que maillon essentiel du corps médical d’un établissement de santé, l’infirmière est amenée à accomplir des missions très diverses au sein du service hospitalier dans lequel elle opère. Dans le cadre d’une activité libérale, elle sera également amenée à assumer d’autres tâches ou d’autres responsabilités très importantes, voire fondamentales.

Les rôles de l’infirmière

Dans l’univers hospitalier, sous la houlette des médecins et de l’infirmier en chef, l’infirmière est amenée à :

  • suppléer le médecin lors de l’établissement du diagnostic (par exemple, la pratique des prises de sang pour effectuer des analyses) ;
  • administrer les divers soins et traitements médicamenteux prescrits par le médecin au malade jusqu’à sa sortie du centre hospitalier. Dans ce contexte, l’infirmière est appelée à réaliser par exemple des piqûres et des transfusions. Les soins peuvent aussi comprendre d’autres prises en charge sur le plan physiologique comme : retourner le patient dans son lit afin d’éviter la formation ulcère de décubitus par exemple ;
  • assurer le contrôle de l’évolution de la santé du malade (exemples : prise de tension, prise de température) pour informer au mieux le médecin ; 
  • soutenir psychologiquement le malade ainsi que ses proches qui viennent lui rendre visite ;
  • s’occuper du suivi du stock de médicaments et de la gestion du matériel de soins ;
  • assister si possible le malade à se lever et à se déplacer jusqu’aux toilettes, à prendre des objets situés près de lui et à faire appel à des proches ; 
  • procéder avec minutie à l’établissement du planning des soins ;
  • aider le malade à maintenir une bonne hygiène (vous pouvez l’aider à se doucher, à se brosser les dents, ou à se peigner les cheveux) ;
  •  s’assurer que le malade est en mesure de se servir de ses couverts ou s’alimenter correctement.

L’infirmière libérale n’opérant pas en équipe s’assure plutôt de dispenser des soins médicaux (au préalable prescrits par un médecin) à domicile chez un malade. Habituellement, il s’agit de faire des piqûres pour les personnes paralysées, invalides, ou de réaliser des massages. Ses principales missions sont les suivantes :

  • contrôler de près l’évolution de l’état du malade ;
  • s’occuper de la toilette et de l’habillage du patient ne disposant pas de l’énergie nécessaire pour le faire ;
  • accompagner psychologiquement le malade, remonter le moral à ses proches surtout s’ils sont en détresse psychologique. 

Les qualités requises pour devenir infirmière

Devenir infirmière nécessite trois grandes qualités que vous pouvez développer au cours de votre formation si vous ne semblez pas les réunir au départ : une bonne condition physique, une résistance mentale effective, et un bon sens du contact humain.

En effet, l’infirmière se retrouve parfois confrontée à réaliser certaines tâches très pénibles physiquement (il peut s’agir de retourner un patient dans son lit ou de l’aider à se mettre debout).

Une grande résistance physique aide donc l’infirmière à surmonter les longues gardes de nuit. En milieu hospitalier, l’infirmière est en permanence confrontée à la souffrance d’un nombre impressionnant de patients, leurs décès et parfois l’angoisse des parents. Vivre quotidiennement ces émotions, être régulièrement soumise à un ensemble de rudes épreuves peut affecter psychologiquement l’infirmière si elle ne dispose pas d’un mental fort.
Le sens du contact infirmier, l’écoute active et l’empathie mise en valeur soulagent véritablement les malades et leur entourage.

Pointilleuse et dotée d’une grande patience, l’infirmière veille scrupuleusement à ce que chaque soin soit parfaitement bien réalisé en y dédiant tout le temps nécessaire.

Pour travailler en milieu hospitalier, une infirmière doit aussi être dotée d’un fort esprit d’équipe. Elle doit faire preuve d’une facilité remarquable à s’adapter aux nouvelles technologies, au matériel médical qu’elle est astreinte de manipuler.

Être polyglotte est également un très grand avantage pour exercer parfaitement la profession d’infirmière. Ceci facilite la communication qu’elle entreprend avec les patients qui ne maîtrisent pas forcément la langue française.

Infirmière : carrière et les possibilités d’évolution

Les postes d’infirmiers sont accessibles après l’obtention du diplôme requis. Après trois ans d’exercice en qualité d’aide-soignante, il est possible d’évoluer au rang d’infirmière suite à un examen d’admission.

Au bout de quelques années d’expérience et de réussite à un concours, l’infirmière peut se spécialiser : infirmier de bloc opératoire, infirmier anesthésiste, infirmier puériculteur (se prépare en un an).
Aussi, l’infirmière peut aussi devenir cadre de santé après 4 ans d’expérience, formateur dans un IFSI voire directeur des soins.

Elle a également la possibilité de devenir infirmière en pratique avancée après obtention du DEIPA (Diplôme d’État d’Infirmier en Pratique Avancée). L’infirmière de pratique avancée suit un patient confié par un médecin pour des tâches comme le renouvellement d’ordonnance, la prescription d’examens.
En effet, le DEIPA est une formation de niveau bac + 5 accessible en formation initiale et continue aux titulaires du DE infirmier ou d’une équivalence européenne et ayant 3 années d’expérience.
De la même manière, les infirmières qui le souhaitent peuvent opter pour la fonction d’assistante médicale auprès des cabinets de généralistes ou de spécialistes.
Elles peuvent adopter l’idée d’ouvrir leur cabinet et de s’installer en libéral après avoir exercé trois ans en amont en milieu hospitalier.
Aussi, l’infirmière peut choisir de s’orienter vers l’ostéopathie. Elle bénéficie en effet de dispenses de formation pour passer le DO d’ostéopathie (2 300 heures de formation au lieu des 4 860 constituant la formation de base).

Le salaire d’une infirmière

Aujourd’hui, le salaire mensuel brut moyen pour une infirmière dans le secteur public comme dans le secteur privé est de 1 700 € en début de carrière.
Cela est estimé à hauteur de 2796 € après 31 ans d’exercice dans le secteur public. Dans le secteur privé, ceci est estimé à 2219 € en moyenne. En Libéral, cela oscille en 2500 € et 3600 €.

En effet, certaines primes permettent de gonfler un peu le salaire de l’infirmière ( prime nuits 10,50 € de l’heure, 8,50 € de prime pour un jour férié, depuis le 1er aout 2018 en conséquence de l’avenant 5, signé par la FNI, 118 € brut par mois pour le personnel qui travaille aux urgences, et ce depuis le 1er juillet 2019).

Certaines parmi elles choisissent de travailler de nuit ou de demander des jours fériés supplémentaires pour arrondir leur pelote. Il faut préciser également les primes de 66 € net/mois pour les IDE parisiennes depuis novembre 2018, la prime de début de carrière autour de 39 € mensuel, la prime de contagion, la prime de dimanche, la prime de famille calculée selon l’indice. Au minimum de 2,29 € pour un enfant et de 181 € pour trois enfants.

Le point d’indice (base du calcul du salaire hors prime) est aujourd’hui fixé à 4,68 €. Pour trouver le salaire brut d’une infirmière en fonction de son grade et échelon, il faut multiplier le point d’indice par l’indice brut.
Il convient de préciser que le corps infirmier est divisé en quatre grades qui dépendent de la spécialisation et du diplôme obtenu. Chaque grade est sous-divisé en échelons et donc chaque échelon correspond à un certain nombre de points d’indice. De façon globale, les salaires des infirmières varient en fonction de plusieurs facteurs : le grade et l’échelon, l’expérience, le secteur (public ou privé) et le pays.
Si vous caressez le souhait d’avoir de plus amples détails sur le salaire possible d’une infirmière, n’hésitez pas à faire un tour sur cet article.

Devenir Infirmière : études/formations nécessaires

Infirmière, Stéthoscope, Médecine, AnesthésisteEn France, l’obtention d’un baccalauréat scientifique offre plus d’assurances (en matière de réussite et du choix de la carrière) lorsque vous souhaitez devenir infirmière. Ces diplômes universitaires les plus conseillés sont le bac S et le bac ST2S (Sciences et Technologie de la Santé et du Social). Toutefois, il est possible d’exercer en tant qu’infirmier même avec un baccalauréat non scientifique.
Il est possible d’entrer en école préparatoire paramédicale infirmier, ou de tenter directement le concours d’admission de l’IFSI (Institut de Formation en Soins Infirmiers) après l’obtention du baccalauréat. En effet, ce concours d’entrée n’est ouvert qu’aux étudiants d’au moins 17 ans et titulaires d’un baccalauréat. L’IFSI se charge de délivrer le diplôme d’infirmier après trois années d’études.

C’est sans l’ombre d’un doute ce diplôme qui ouvrira la voie au poste d’infirmier et à d’autres différentes spécialisations. L’infirmière peut obtenir le diplôme de puériculteur au bout un an d’activité et un examen final. Mais, il lui faut deux ans d’exercice et un examen pour obtenir le Diplôme d’État d’Infirmier Anesthésiste (DEIA) ou le Diplôme d’État d’Infirmier de Bloc Opératoire (DEIB).
Pour obtenir un poste, il est conseillé d’avoir au moins le niveau bac+3 et le diplôme d’infirmier. Une expérience professionnelle peut contribuer à faire pencher la balance, mais en général, les jeunes diplômés trouvent des débouchés dans leur secteur.

Quelques indices sur la situation du métier ou le contexte pour exercer en tant qu’infirmière

En termes d’emplois, le métier d’infirmier offre d’importants débouchés, précisément dans le domaine du secteur public qui est toujours en demande principalement les hôpitaux publics, sans oublier la médecine du travail et les établissements scolaires. Le secteur privé n’est pas resté aussi en marge de la pléthore de centres hospitaliers, de cliniques et de centres de soins privés en demande d’infirmiers qui le représentent. On note également une forte demande d’infirmiers à domicile en raison du vieillissement de la population.

Quid de la place des infirmières dans le secteur privé ?

Ici, le secteur privé affiche un dynamisme remarquable et très profitable en matière d’emploi. Ces dernières années, les emplois infirmiers ont en effet connu une augmentation considérable.

Lorsque l’on s’amuse à comparer la part des établissements et des infirmiers des secteurs privé et public, on remarque un écart important entre les tailles des structures de soin proposées.

En décembre 2016, l’univers hospitalier en France est composé de 3065 établissements soit 1376 entités du secteur public, 686 établissements privés à but non lucratif et 1003 établissements du secteur privé (référence, Tableaux de l’économie française Édition 2019).

En effet, on remarque que la profession d’infirmier reste la première profession de santé en termes d’effectifs avant les médecins, les masseurs-kinésithérapeutes et les pharmaciens et les femmes y sont fortement représentées avec 86,6 % de la profession.

Cette philosophie de gestion (à taille humaine) constitue l’un des points forts des établissements privés. Elle favorise la fidélisation du personnel : structure hiérarchique réduite, connaissance personnelle des employés, proximité remarquable avec la patientèle (relativement plus facilité que dans les grands hôpitaux), circuits de communication plus courts, rapidité d’action et de réaction plus intense, etc.

Par conséquent, dans une clinique privée, l’infirmière du premier étage par exemple connaît par son nom le cadre du deuxième ou du troisième, croise ou rencontre quotidiennement le directeur des soins dans le couloir, et est susceptible d’obtenir un rendez-vous avec le Directeur de l’établissement en se rendant elle-même au bureau du personnel. Chaque professionnel du corps médical sait parfaitement vers qui s’orienter en cas de problème.
Le salaire d’une infirmière dans le secteur privé est fixé par une convention collective (à la différence du milieu hospitalier public). Dans le privé, les infirmières ont le droit de bénéficier des fêtes et des jours fériés (comme Noël et le 1er janvier, les fêtes du 1er et 8 mai, la Toussaint et Pâques, du 14 juillet, etc.) sans courir le risque de subir une éventuelle baisse de salaire.

Pour ce qui concerne les jours de repos, l’infirmière opérant dans le secteur privé a le droit, comme dans toutes les autres professions, à 2 jours et demi ouvrables dans la semaine et 24 jours ouvrables dans l’année, comme l’indique le Code du travail. Et pour les congés payés, après accord avec l’employeur, elle peut bloquer certaines dates (tant qu’elles ne perturbent pas le roulement instauré dans le service).

Quelques démarches pour s’installer en tant qu’infirmière libérale en France

L’infirmière libérale, c’est cette personne qui exerce des activités de soins infirmiers de manière indépendante soit directement en déplacement au domicile de ses patients, mais aussi en cabinet. Si vous souhaitez rejoindre le cercle des nombreuses infirmières libérales qui opèrent en France, il vous faudra remplir un certain nombre de conditions.
Bien évidemment, il est recommandé d’être titulaire d’un diplôme d’état infirmier délivré en France, en Suisse ou dans un pays membre de l’Union Européenne. Mais, vous serez astreint à mener certaines démarches administratives avant de vous installer.

Vous devez :

  • vous inscrire à l’Ordre National des Infirmiers (ONI) pour obtenir le numéro ordinal nécessaire pour pratiquer ;
  • régler votre cotisation à l’Ordre des infirmiers ;
  • enregistrer votre diplôme auprès de l’Agence Régionale de Santé (ARS) de travail afin d’obtenir votre numéro ADELI ;
  • vous enregistrer auprès de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) pour obtenir votre Carte Professionnelle de Santé (CPS) ;
  • déclarer le début de l’activité libérale au centre de formalités des entreprises CFE de l’URSSAF, dans les 8 jours qui suivent la création d’entreprise ;
  • Déclarer votre activité à l’Union pour le Recouvrement des cotisations de Sécurité Sociale et d’Allocations Familiales (URSSAF), etc.

Pour avoir de plus amples détails sur l’ensemble de ces démarches à privilégier, vous pouvez vous rendre sur des plateformes web dédiées. Vous aurez la possibilité de glaner autant d’informations édifiantes que possible.

Au final, on ne décide pas de devenir infirmière sur un coup de tête. C’est un choix qui doit prendre en ligne de compte un nombre impressionnant de paramètres. L’idéal est donc de se fixer des objectifs cohérents, de mettre en place une stratégie efficace avant de se s’engager dans cette nouvelle aventure.

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