Attaquant généralement un côté du corps du sujet, le zona est une éruption cutanée. Cette éruption est douloureuse et d’origine virale. Le virus responsable étant le virus herpes zoster encore appelé virus varicelle zona (VVZ). Le VVZ est donc aussi le virus provoquant la varicelle chez l’enfant et c’est lorsqu’il se réactive chez l’adulte qu’il déclenche le zona. Quels sont les symptômes du zona ? Quels sont les traitements ? Comment se fait la contagion ?

Un petit point pour commencer

Sachez déjà que :

  • seulement 5 % de la population adulte peut se targuer de ne pas avoir été infecté par le virus varicelle zona. Quasiment tous les adultes donc, ont déjà dû être confrontés à ce virus auquel sont imputées plusieurs maladies ;
  • le virus varicelle zona provoque comme infection primaire, la varicelle. La varicelle, tout comme le zona, est une infection cutanée. Elle est contagieuse et apparait surtout chez l’enfant. Par ailleurs, des vaccins existent pour se prémunir de la varicelle ;
  • le virus varicelle zona une fois entré dans le corps de l’enfant n’en sort en fait plus. En effet, il passe en « hibernation » au niveau des ganglions nerveux. Et, à la longue, des décennies plus tard, il peut soudainement reprendre vie ! Dès que le VVZ se réveille, il provoque alors le zona. Le zona est ainsi principalement une maladie des seniors ;
  • le zona est susceptible de mener à de sérieuses complications, comme nous en parlerons plus largement dans la suite. Il peut s’agir des douleurs chroniques, d’atteinte des yeux et/ou des oreilles, comme de séquelles neurologiques, etc.
  • Les raisons qui sous-tendent à la réactivation du virus des dizaines d’années après, demeurent inconnues. Cependant, les chercheurs ont pu déterminer les facteurs de risque. Et on sait que c’est en se répandant le long du nerf jusqu’à la peau que le VVZ réactivé déclenche le zona ;

Enfin, retenez concernant le zona qu’une rechute est toujours possible. En effet, même si cela est rarement vérifié, on peut à nouveau en souffrir après l’avoir développé et combattu. Et il vaut toujours mieux procéder à des tests cliniques plus poussés dans le cas où on est confronté à des crises répétées.

Quels sont les facteurs de risque du zona ?

Les facteurs de risque du zona se rapportent :

  • à l’âge ;
  • au sexe ;
  • à l’immunité ; et,
  • à d’autres facteurs.

Plus l’âge avance, plus le sujet présente le risque de contracter un zona. De fait, les études estiment que les hommes et femmes âgés de plus de soixante ans en souffrent davantage que les moins de quarante ans.

Et les chiffres sont révélateurs. En effet, il est recensé 12 cas pour 1000 en dessus de la soixantaine ; pour seulement 4 cas pour 1000 en deçà de la quarantaine. Les plus de 60 ans sont donc trois fois plus nombreux que les moins de 40 ans à être atteints du zona.

Au sujet du sexe, sachez que quelques recherches tendent à montrer que les hommes sont moins à risque que les femmes, même s’il y a des études qui en disent le contraire ! Il n’y a donc pas encore de consensus sur la question. En revanche, tous s’accordent sur ceci : une immunité affaiblie ou une immunité perturbée constitue un grand facteur de risque. Le zona est ainsi plus fréquent lorsqu’on souffre :

  • d’une maladie auto-immune ; et/ou,
  • d’une maladie inflammatoire ;
  • d’un cancer ; mais encore,
  • du sida.

Les maladies auto-immunes venant aussitôt à l’esprit sont :

  • le lupus systémique ;
  • la maladie de Crohn ;
  • la sclérose en plaques ;
  • la granulomatose de Wegener ;
  • la rectocolite hémorragique ; et,
  • la polyarthrite rhumatoïde.

Concernant les cancers facteurs de risque, il peut s’agir d’une tumeur adhérente ou encore du lymphome de Hodgkin. Par ailleurs, le traitement immunosuppresseur associé à une greffe d’organe est également un facteur de risque. Les autres facteurs de risque sont :

  • les facteurs génétiques, même si leur rôle dans le déclenchement éventuel du zona n’est pas encore clairement défini ;
  • une opération chirurgicale ;
  • un traumatisme, par exemple un membre fracturé ; et aussi,
  • le stress. Qu’il soit physique ou mental, le stress est soupçonné par les scientifiques comme un élément favorisant la survenance du zona.

Un point sur la contagion du zona ?

Le zona est une maladie contagieuse uniquement pour les personnes n’ayant jamais souffert auparavant de la varicelle. Ainsi, le liquide découlant des vésicules est, durant deux semaines tout au plus, contagieux.

Par contre, les croûtes ne peuvent pas provoquer une contamination. Il importe pour les personnes n’ayant jamais été atteintes de varicelle de se protéger contre l’infection.

Les nouveau-nés tout comme les femmes en état de grossesse sont spécifiquement à surveiller. Pour ce qui a trait aux femmes enceintes, retenez que l’enfant à naître peut être touché par le VVZ. Les trois premiers mois de la grossesse constituant la période où le risque de contamination est plus élevé. Les sujets à immunité réduite sont également plus susceptibles d’être contaminés. En réalité, elles sont enclines à une rechute en cas de contact avec le virus. Pour limiter ce risque, voici deux mesures à respecter :

  • couvrir les vésicules au moyen d’une gaze, par exemple ;
  • se nettoyer avec le plus grand soin les mains. Le lavage doit se faire à l’eau et au savon ; dans le cas où on s’est retrouvé en contact avec les vésicules non sèches.

Quels sont les symptômes du zona ?

Lorsque le zona survient chez l’enfant ou le jeune adulte, il est normalement plus léger que chez les séniors.

  • En général, l’infection débute par des démangeaisonset des picotements ;
  • Mais le zona peut aussi commencer de façon violente par des douleursvives, ardentes et persistantes. Ces douleurs surviennent sur une partie bien localisée de la peau. Ce peut être au niveau de l’abdomen, de la poitrine ou du dos.
  • Par ailleurs, le zona peut également se manifester à ses débuts par de la fièvre, des maux de têteet le syndrome grippal, c’est-à-dire une sensation de grippe ;
  • Après les premiers jours, le zona s’installe définitivement et on note un rougissement de la peaude même que l’apparition des vésicules. Les vésicules sont en fait des ampoules douloureuses. Elles forment une bande ou un amas et surviennent en grappes, le plus souvent sur le ventre ou au niveau de la taille, sur la poitrine et/ou dans le dos. Les vésicules peuvent par ailleurs apparaitre parfois sur les bras, et/ou sur les jambes, sur le visage, mais aussi au cou.
  • Des douleurs intenses peuvent accompagner l’éruption surtout en cas de position assise, de frottement, ou de contact avec des habits.
  • Lorsque le zona survient au visage de l’individu, il provoque fréquemment de terribles maux de tête. De même, il peut s’accompagner d’un affaissement momentané des muscles
  • On note un sèchement des vésicules après 10 à 14 jours. En séchant, les vésicules forment des croûtes.
  • Le patient se rétablit en principe totalement après deux à quatre semaines. Et il est rare de noter encore à partir de cette date des symptômes résiduels sérieux ;
  • Enfin, sachez que des fois, le souffrant peut expérimenter une sensibilité constante réduite ou accrue à la douleur, mais également une dépigmentation de la peau.

Quelles sont les complications du zona ?

Les complications du zona sont rares. Les plus notables et sérieuses sont :

  • la névralgie post-zostérienne d’une part ; et,
  • les atteintes oculaires d’autre part.

Par ailleurs, il est aussi possible de voir survenir une infection bactérienne secondaire aux lésions de la peau. La névralgie post-zostérienne (NPZ) est caractérisée par une douleur à la fois rude et tenace. Laquelle douleur se manifeste dans la zone cutanée affectée. L’inflammation puis la lésion du nerf seraient la cause de cette douleur neuropathique qui peut perdurer des années.

  • Le risque de voir une NPZ surgir augmente avec l’âge. Ainsi, il n’atteint pas 2% chez les sujets de moins de 50 ans. Il est de 20 % chez les individus âgés de plus de 50 ans et il passe à 30 % chez les personnes de plus de 70 ans.
  • Par ailleurs, le risque de souffrir d’une névralgie post-zostérienne est accru si avant ou au cours de la phase aigüe du zona le patient souffre plus que la normale, de fièvre ou de douleur ou le patient est confronté à un nombre important de vésicules.
  • Pour finir, retenez que lorsque le visage est affecté par le zona, la NPZ est davantage susceptible d’apparaitre.

Les complications oculaires du zona surviennent dans environ 15 % des cas.

  • Le nerf optique s’abime ainsi plus facilement lorsque le zona touche la tête et/ou le cou.
  • Peuvent également survenir une kératite, une conjonctivite, une iridocyclite, une panophtalmie ou encore un glaucome secondaire.

La kératite est une inflammation de la cornée là où on parle d’iridocyclite lorsque c’est l’iris qui est touché. Quant à la conjonctivite, il s’agit d’une inflammation des muqueuses. La panophtalmie est une inflammation de toutes les parties constitutives de l’œil. Sachez aussi que lorsque les éruptions surviennent sur le côté ou sur la pointe du nez, elles indiquent que la branche nerveuse innervant l’œil est certainement endommagée. Dans ce cas, il est urgent de porter une attention à l’œil en question.

En plus de la NPZ et des atteintes oculaires, d’autres complications peuvent survenir. Déjà, l’oreille peut être concernée au cas où son nerf serait touché par le virus. Un herpès zoster oticus se développerait alors, provoquant dans le conduit auditif, la formation d’ampoules. Ce qui pourrait entraîner :

  • une perte auditive ;
  • une paralysie du nerf facial ; mais encore,
  • des vertiges.

Une autre complication du zona : la méningite. Si, mais c’est bien sûr très rare, le zona affecte le système nerveux central, peut alors se développer soit une méningo-encéphalite soit une parésie. Par ailleurs, le zona peut purement et simplement conduire à la mort. Ce cas extrême peut se produire quand le virus se diffuse dans l’organisme de personnes aux prises à une immunité cellulaire altérée.

Comment se fait le diagnostic du zona ?

En général, l’éruption cutanée suffit pour poser le diagnostic. Mais parfois, les atteintes de la peau sont très discrètes et même inexistantes. Il est alors nécessaire de procéder à des recherches plus poussées. On peut par exemple effectuer une analyse de sang. Celle-ci pourra éventuellement révéler que le virus est actif.

Lorsque le zona survient dans la région du trijumeau, le médecin doit chercher des anomalies oculaires. Et si, l’éruption touche le coin de l’œil ou le nez, la consultation d’un ophtalmologue est définitivement conseillée. Ce dernier pourra ainsi procéder à des examens supplémentaires.

Comment traite-t-on le zona ?

En principe, le zona guérit de façon spontanée après deux à quatre semaines, comme déjà évoqué plus haut. Et normalement toujours, il suffit de soulager la douleur et de prendre un traitement afin de sécher les ampoules. Néanmoins, il existe des circonstances déterminées dans lesquelles il importe de consulter un médecin. Les voici :

  • le malade du zona se trouve également atteint d’une maladie grave qui l’affaiblit ;
  • le sujet est âgé de plus de 60 ans ;
  • le sujet est affecté par un trouble immunitaire ou prend des médicaments immunosuppresseurs ;
  • le malade voit son visage touché ;
  • le sujet ressent à l’œil ou au nez des démangeaisons, des picotements, ou une douleur.

Tout compte fait, il ne faut surtout pas gratter les vésicules (ampoules). Car cela pourrait laisser des cicatrices permanentes. Pour prendre soin des vésicules :

  • douchez-vous ou prenez un bain avec une eau tiède ;
  • recouvrez-les d’une compresse douce, ceci en vue d’éviter leur abrasion ;
  • passez une pommade de séchage sur les ampoules. Ce peut être de la pommade d’oxyde de zinc ;
  • servez-vous d’une crème ou d’un liquide afin d’atténuer les démangeaisons ;
  • vous pouvez aussi utiliser de la glace ou des lingettes humides pour soulager les démangeaisons comme la douleur ;
  • prévenez une surinfection bactérienne en appliquant sur les vésicules du chlorhexidine en solution aqueuse ;

En fonction de l’intensité de la douleur, prenez l’analgésique qui conviendra. Mais, la plupart du temps, vous serez libéré grâce simplement à la prise du paracétamol. Par ailleurs, en cas de douleurs insupportables, le médecin pourra vous prescrire des corticostéroïdes pour un traitement nerveux. Ces corticostéroïdes vous seront injectés à l’hôpital avec peut-être des analgésiques. L’injection se fait dans le dos.

En vous soumettant à un traitement antiviral, le médecin visera une réduction du temps de guérison de l’éruption ainsi qu’une atténuation de la douleur. L’un des médicaments antiviraux les plus indiqués est l’aciclovir. À noter que les antiviraux n’ont d’effet que pris au début de l’éruption cutanée, dans les trois premiers jours. Par ailleurs, sachez aussi qu’il est vraiment difficile de traiter les complications du zona, la NPZ notamment même si, des médicaments existent avec un effet plus ou moins bénéfique. Parmi ceux-ci, retenons :

  • les analgésiques puissants tels que la morphine, l’oxycodone et la méthadone ;
  • les antiépileptiques ;
  • les antidépresseurs tricycliques ; de même que,
  • la capsaïcine.

Enfin, l’acupuncture pourrait aussi, dans quelques cas, permettre de traiter la NPZ.

Le zona est provoqué par le virus varicelle-zona. Ses principaux symptômes sont : une éruption cutanée ; des maux de tête ; de la fièvre ; ou encore des frissons. Les signes précurseurs sont le plus souvent une démangeaison, de la douleur, un engourdissement et/ou une sensibilité. L’éruption cutanée qui est très caractéristique du zona engendre des ampoules qui font souffrir le sujet. Mais, en général, le zona se guérit facilement après quelques semaines. Et pour définitivement vous en prémunir, retenez qu’un vaccin anti-zona est commercialisé en France. Il s’agit du Zostavax recommandé surtout pour les personnes du troisième âge.

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